Articles liés au mot-clé ‘marché du gaz’

29
Oct 10

Après le billet complet sur le gaz de schiste, je vous livre une actualité qui fait mal aux québécois.

L’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme prévoit qu’aucun règlement ou schéma d’aménagement « ne peut avoir pour effet d’empêcher » les projets d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste par exemple.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame l’abolition de l’article 246. Leur argument est assez légitime : avec ce système, quid de la prise en compte des inquiétudes réelles des habitants et des élus territoriaux ?

Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles, le dit d’ailleurs très bien « On est conscients des inquiétudes des municipalités, mais il ne faudrait pas que ça se traduise par un droit de veto des municipalités. »

Alors quels sont les recours des municipalités ? Nathalie Normandeau confirme que les entreprises conserveront un droit d’expropriation contre ceux qui s’opposent à leurs activités sur leur terrain… c’est citoyen non ?

La ministre va même un peu plus loin  en précisant qu’une municipalité sera informée « de façon systématique et écrite » quand son ministère accordera un permis à une entreprise pour faire des activités d’exploration ou d’exploitation sur son territoire…

Cool ! « Bonjour monsieur le maire de machin-truc-ville, des bulldozers vont bientôt arriver dans votre commune pour raser telle et telle parcelle, démerdez vous pour que les habitants ne soient plus dans leur maison, virez les ruches, les grizzlis les caribous, on va forer bien profond, exploser le paysage, la nappe phréatique… »

Ils ont les gosses dans la neige ou quoi ?

Pour tout savoir sur le gaz de schiste au Québec, lisez le dossier complet de cyberpresse.

23
Août 10

Pendant des millénaires, l’homme s’est chauffé et à cuisiné en utilisant une énergie locale (le bois et la tourbe pour l’essentiel). Depuis cent ans, nous faisons tout pour dépendre d’un système géant, qui, dès qu’il va mal, nous prive d’énergie : une tempête prive d’électricité des foyers, une crise politique qui ne concerne même pas notre pays met à mal nos réserves de gaz naturel (les raccourcis sont volontaires). C’est tout de même extrêmement dangereux d’un point de vue économique, stratégique et politique que de dépendre des autres pour notre énergie.

La recherche de solution énergétique s’inscrivant dans une logique de développement durable permet de remettre au goût du jour la cogénération et plus particulièrement la micro-cogénération. En effet, il ne s’agit pas d’une solution nouvelle car le principe est connu depuis le 19ème siècle (dépôt du brevet du « moteur à air chaud » le 27 septembre 1816 par Robert Stirling). Le système le plus rentable (en terme d’énergie produite et consommée) est la micro-cogénération à partir de gaz naturel.  Là vous tiquez, je viens de dire qu’il était dangereux de dépendre du gaz des autres. Mais on peut produire notre propre gaz à partir de la biomasse. Et la France n’en manque pas. En Allemagne, une ferme avec un système de cogénération répond déjà aux besoins de 80 maisons.

Aujourd’hui, il faut que nous revenions à une logique évidente, proche de celle d’Internet : pour sécuriser un réseau (énergétique, d’information), il faut l’éclater. Si une centrale nucléaire est « Off » du jour au lendemain, nous perdons une énorme capacité de fourniture d’énergie d’un coup et le réseau est très fragilisé. Si un réseau décentralisé de 1000 centrales de types micro-cogénération perd d’un coup dix ou 15 unités de production, le réseau continue de fonctionner.

Si l’on installait des systèmes de cogénération partout où c’est possible en France, non seulement on serait dans un développement énergétique durable et soutenable mais cela relancerait l’économie agricole et les filières vertes. Triple utilité, les résidus issus d’une cogénération biomasse peuvent servir d’engrais (inodore après l’extraction du méthane). Chaque site industriel, hôpital, piscines, commune ou communauté de communes deviendrait producteur d’énergie.

28
Juin 10

Tout le monde râle sur sa facture de gaz, mais qui s’est déjà interrogé sur le fonctionnement du marché du gaz naturel ? Je vous conseille la lecture d’un excellent article de Didier Julienne qui explique très bien, et de façon accessible, le fonctionnement des marchés du gaz, les contrats à longs termes, le marché « spot », le fameux coefficient thermique multiplicateur, etc.

Vous lisez une consommation au compteur exprimé en M3 qui sera à multiplier par un coefficient thermique multiplicateur puis par un prix du gaz en c€/Kwh.

Patatra.

Le prix du gaz est régulé en France et il baisse et augmente en fonction d’une formule publiée dans la note de la CRE datée du 11 mars 2009. Elle n’est pas basée sur le coût réel de tous les approvisionnements mondiaux de GDF SUEZ, heureusement, mais elle « fournit une approximation correcte des coûts d’approvisionnement de GDF SUEZ sur le marché français ». Elle permet de faire varier le prix du gaz d’un trimestre à l’autre. Elle « compte les coûts supportés par l’opérateur, à savoir les coûts d’approvisionnement, d’acheminement, de stockage et de commercialisation », donc le prix de la molécule de gaz est basé sur les hydrocarbures, auquel s’ajoutent le transport, l’entretien et la marge du distributeur.

Source : Pourquoi ma facture de gaz naturel augmente-t-elle ?

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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