Articles liés au mot-clé ‘indépendance énergétique’

23
Août 10

Pendant des millénaires, l’homme s’est chauffé et à cuisiné en utilisant une énergie locale (le bois et la tourbe pour l’essentiel). Depuis cent ans, nous faisons tout pour dépendre d’un système géant, qui, dès qu’il va mal, nous prive d’énergie : une tempête prive d’électricité des foyers, une crise politique qui ne concerne même pas notre pays met à mal nos réserves de gaz naturel (les raccourcis sont volontaires). C’est tout de même extrêmement dangereux d’un point de vue économique, stratégique et politique que de dépendre des autres pour notre énergie.

La recherche de solution énergétique s’inscrivant dans une logique de développement durable permet de remettre au goût du jour la cogénération et plus particulièrement la micro-cogénération. En effet, il ne s’agit pas d’une solution nouvelle car le principe est connu depuis le 19ème siècle (dépôt du brevet du « moteur à air chaud » le 27 septembre 1816 par Robert Stirling). Le système le plus rentable (en terme d’énergie produite et consommée) est la micro-cogénération à partir de gaz naturel.  Là vous tiquez, je viens de dire qu’il était dangereux de dépendre du gaz des autres. Mais on peut produire notre propre gaz à partir de la biomasse. Et la France n’en manque pas. En Allemagne, une ferme avec un système de cogénération répond déjà aux besoins de 80 maisons.

Aujourd’hui, il faut que nous revenions à une logique évidente, proche de celle d’Internet : pour sécuriser un réseau (énergétique, d’information), il faut l’éclater. Si une centrale nucléaire est « Off » du jour au lendemain, nous perdons une énorme capacité de fourniture d’énergie d’un coup et le réseau est très fragilisé. Si un réseau décentralisé de 1000 centrales de types micro-cogénération perd d’un coup dix ou 15 unités de production, le réseau continue de fonctionner.

Si l’on installait des systèmes de cogénération partout où c’est possible en France, non seulement on serait dans un développement énergétique durable et soutenable mais cela relancerait l’économie agricole et les filières vertes. Triple utilité, les résidus issus d’une cogénération biomasse peuvent servir d’engrais (inodore après l’extraction du méthane). Chaque site industriel, hôpital, piscines, commune ou communauté de communes deviendrait producteur d’énergie.

02
Août 10

Jean-Louis BORLOO annonçait le 7 juillet une baisse historique de la consommation d’énergie et des émissions de CO2 dans  le bilan énergétique de la France.

La bonne nouvelle c’est que la consommation d’énergie primaire diminue de 5,2 % en 2009, une baisse d’une ampleur jamais enregistrée depuis 1975. Avec, 259 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), elle retrouve à peu près son niveau d’il y a 10 ans.

La « mauvaise » nouvelle, c’est que c’est à cause de la crise et pas du tout grâce aux mesures du Grenelle Environnement comme le prétend le communiqué de presse.

A titre de poudre aux yeux, le communiqué de presse cible par exemple de l’électricité photovoltaïque et annonce fièrement +600% en 2 ans. Whaouh… mais ça représente combien en Mtep par exemple ? En fait, de  2 Mtep en 2007, on est passé à 14 Mtep sur les 20 000 Mtep que représente les ENR, ça ne fait pas lourd, alors pourquoi s’en vanter à part pour faire de l’auto-promotion ?

Au final, l’augmentation de la production ENR est 1,8 % par rapport à 2008, ce n’est donc pas énorme.

Du point de vue de l’énergie, l’année 2009 est celle de la crise de la demande, avec des baisses à deux chiffres de la production industrielle (-15% pour l’indice de la production industrielle manufacturière) ou de la circulation des poids lourds (-12%). La plupart des consommations d’énergie en France métropolitaine marquent un net décrochage par rapport à la tendance à la stabilisation observée ces dernières années avec au total une baisse de 5,2%.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la facture énergétique de la France (même en diminuant d’un tiers en 2009) représente à elle seule la quasi totalité du déficit de notre commerce extérieur, soit près de 43 milliards d’euros en 2009.

28
Juin 10

Tout le monde râle sur sa facture de gaz, mais qui s’est déjà interrogé sur le fonctionnement du marché du gaz naturel ? Je vous conseille la lecture d’un excellent article de Didier Julienne qui explique très bien, et de façon accessible, le fonctionnement des marchés du gaz, les contrats à longs termes, le marché « spot », le fameux coefficient thermique multiplicateur, etc.

Vous lisez une consommation au compteur exprimé en M3 qui sera à multiplier par un coefficient thermique multiplicateur puis par un prix du gaz en c€/Kwh.

Patatra.

Le prix du gaz est régulé en France et il baisse et augmente en fonction d’une formule publiée dans la note de la CRE datée du 11 mars 2009. Elle n’est pas basée sur le coût réel de tous les approvisionnements mondiaux de GDF SUEZ, heureusement, mais elle « fournit une approximation correcte des coûts d’approvisionnement de GDF SUEZ sur le marché français ». Elle permet de faire varier le prix du gaz d’un trimestre à l’autre. Elle « compte les coûts supportés par l’opérateur, à savoir les coûts d’approvisionnement, d’acheminement, de stockage et de commercialisation », donc le prix de la molécule de gaz est basé sur les hydrocarbures, auquel s’ajoutent le transport, l’entretien et la marge du distributeur.

Source : Pourquoi ma facture de gaz naturel augmente-t-elle ?

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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