Articles liés au mot-clé ‘ADBS’

03
Oct 12

La théorie de l'escargot

La théorie de l'escargotPour la troisième année consécutive la délégation Alsace de l’ADBS était partenaire du salon Cogito Expo qui se tenait hier à Strasbourg.

L’ADBS y tenait un stand et a pu ainsi présenter ses activités, formations, revues et ouvrages. Un grand merci à Patrick Müller, adhérent fidèle depuis plus de vingt ans et acteur impliqué puisqu’en plus d’être venu m’aider sur le stand, s’occupe des traductions en allemand d’extraits de la revue Documentaliste Sciences de l’Information.

Un grand merci également à Michèle Battisti, responsable de la veille juridique à l’ADBS et nouvelle rédactrice en chef de la revue Doc-SI, qui a fait le déplacement de Paris pour animer un atelier de 45mn sur la thématique « les veilleurs face au droit ».

Et bien sûr, merci à tous les adhérents et non-adhérents qui ont échangés avec nous au milieu des speed démos, des ateliers et des conférences. Sans aucun doute, la thématique « L’information, la connaissance…l’Humain ! » était bien choisie.

En tant que Délégué Régional Alsace, j’animais pour ma part, un atelier sur « l’évaluation de l’information sur le web ». L’occasion de présenter et d’échanger sur des notions comme la crédibilité, la fiabilité, la popularité, la croyabilité et bien sûr la pertinence. Qu’est-ce qui fait qu’une information peut être pertinente pour quelqu’un dans un contexte donné, inutile pour une autre et pas fiable pour une troisième ?

J’en ai également profité pour présenter les processus cognitifs qui se jouent dans le cerveau, notamment dans le cas de la lecture sur le web. En insistant sur le quadruple brouillage (voir la présentation) auquel nous sommes tous soumis lorsque nous surfons sur le web, mon atelier était l’opportunité de sensibiliser chacun sur les enjeux, souvent différents, entre les diffuseurs et agrégateurs de l’information et ceux qui les recherchent.

Merci à tous ceux qui ont suivi et interagi lors de cet atelier. Vous trouverez la présentation ci-dessous.

Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, je vous recommande la lecture du livre d’Alexandre Serres « Dans le labyrinthe, l’évaluation de l’information sur Internet« .
26
Juil 12

Formations 2013 ADBS

Pour faire suite à cet article qui faisait office de profession de foi, je vous donne quelques news. Tout d’abord, merci aux quelques 500 membres qui m’ont fait confiance.  Je n’ai pas été élu au poste d’administrateur mais ça ne s’est pas joué à grand chose. Peut être pour une autre fois.

Par contre je suis devenu délégué régional Alsace de l’ADBS. A ce titre, j’invite tous les alsaciens passionnés par la gestion de l’information à venir nous rejoindre. Pendant l’été, il-y-a au moins deux choses que vous pouvez faire :

– participer à l’observatoire de la gouvernance de l’information, une initiative portée par Jean-Pascal Perrein (société 3org conseil) qui souhaite photographier les évolutions du marché en termes. L’ADBS est partenaire et propose un module complémentaire à l’enquête qui tente de définir les profils d’experts autour de l’information et de projeter des tendances pour les 5 ans à venir. Pour participer et obtenir ainsi une synthèse des résultats, vous pouvez vous inscrire sous : http://www.gouvinfo.org

– préparer vos formations pour la rentrée grâce au guide des formations 2013 de l’ADBS.

16
Juin 12

votez po pour moi

Intro : L’ADBS est une association régit par un conseil d’administration qui en définit la politique. Les 27 membres de ce conseil d’administration sont élus pour 3 ans et il s’agit aujourd’hui de renouveler un tiers des sièges. Je suis candidat à un poste d’administrateur.

Comme c’est la première fois que je suis candidat, j’ai dû expliquer pas mal de choses aux gens avec qui j’en discutais. Sur plusieurs de ces questions, il m’a été vraiment difficile de répondre, je les partage avec vous :

  • C’est quoi l’ADBS ? Un truc pour les documentalistes ?
  • Ça sert à quoi  d’être membre ?
  • Qui dirige l’ADBS ?
  • Par rapport à nos métiers (j’ai beaucoup d’amis dans  le monde du web), comment l’ADBS peut nous aider ?

 

Étant adhérent, membre du bureau de la délégation Alsace et a priori futur délégué régional, je n’aurais du avoir aucune difficulté à répondre à ces différentes questions. Pourtant, et vous le savez mieux que moi, le fait que l’ADBS traverse une crise identitaire, ne me permet pas d’identifier clairement ses missions et son positionnement. La partie la plus facile concerne les formations. Le contenu et les interventions sont de qualité et comme la majorité de mes interlocuteurs, c’est suffisant pour que j’envisage une formation via l’ADBS.

L'ADBS aujourd'hui ?

L’ADBS aujourd’hui ?

Pour autant, est-ce que l’association ne se résume qu’a ça ? J’ai lu et relu la note rédigée par Loïc Lebigre (que je ne peux diffuser ici). Elle m’apporte quelques éclaircissements. Tout d’abord, l’association devient un observatoire. Chouette, je savoure d’ici toutes les études et autres observations qui me serviront dans mon activité professionnelle. Eh oui, en tant que professionnel de l’information, ce que j’attends d’un observatoire sur mes métiers et mes compétences, c’est avant tout des outils. Je me considère moi même comme un outil de l’ADBS.

Quand je lis qu’il y a un manque de production intellectuelle, je me dis qu’il s’agit d’une association, dont les membres, comme moi travaillent à temps complet et que ce n’est peut être pas évident. Quand je compare avec d’autres associations dans lesquelles je me suis investi, je n’y vois rien d’extraordinaire, c’est même somme toute normale. Par contre, aucune d’entre elle ne regroupait 5000 professionnels d’un métier. En dehors de l’altruisme associatif, la principale raison pour participer à des travaux d’intérêts généraux pour une association est la reconnaissance. Or, l’ADBS n’a pas une image, une notoriété, une réputation, dans ma branche professionnelle, qui me ferait envisager la moindre reconnaissance. Une piste donc, si l’ADBS avait un visage plus attractif qu’une collection de vieux documentalistes esseulés dans un centre de doc qui n’existe même plus (ouh la vilaine caricature), peut être que les bénévoles se montrerait plus actifs.

Pour revenir au point 1.3 de la note de Loïc, je suis assez d’accord avec le manque cruel du a), tout à fait d’accord avec le manque cruel du b) et je trouve que dans l’ensemble, les c) sont mal exploités.

jeunes, circulation de l'information

2 futurs administrateurs de l’ADBS en conf call

Les conclusions du 1.4 et notamment le point sur la culture informationnelle ayant fait l’objet de nombreux échanges sur notre groupe Linkedin, et m’étant exprimé sur le sujet, je n’y reviendrai que très légèrement : il faut que l’ADBS se positionne avec force sur le besoin du développement de la culture informationnelle ! (voilou, c’était léger) Si l’on veut « redorer le blason » comme vous êtes nombreux à le dire, alors il faut être capable de s’affirmer sur des fondamentaux comme celui-ci. Si l’on a un joli observatoire des nos métiers et compétences, faire du lobbying pour la promotion de celles-ci commencent clairement par leur reconnaissance au milieu des maths, français, histoire et cie. Quel jeune fait de l’histoire sans chercher une info sur le web ? Quel jeune rédige un devoir de français sans chercher des références su r le web ? Quel jeune n’a jamais cherché un autre cours de math ou la solution à un problème sur le web ? Bon, il doit en rester quelques-uns, mais franchement…

Alors que se passe t-il ? Comment puis-je gérer des informations toute la journée et n’avoir jamais entendu parler d’une association  qui regroupent 5000 professionnels de l’information.

Les réponses possibles sont simples :

  • soit je vis en autarcie depuis trop longtemps… (en fait, c’est ma principale motivation pour devenir administrateur, comme ça une fois par an je pourrais voir d’autres personnes),
  • soit l’ADBS ne propose rien dont j’ai besoin (j’ai déjà acheté un livre et il y a plusieurs formations qui me tentent, donc ce n’est pas ça),
  • soit l’ADBS ne m’a jamais considéré comme une cible ou n’a jamais cherché à communiquer sur cette cible.

 

Choisir le bon chemin

C’est pourquoi quand je vois que le périmètre de l’observatoire concerne les fonctions qui… sont engagés dans la production, l’exploitation et la valorisation de métadonnées, je m’inquiète. Quid des producteurs de l’information, qui de la gestion des connaissances ? Les outils proposés pour les RH sont bien, mais il manque les fondamentaux tels que fiche métier, référentiel de compétences, grille d’évaluation, etc. Aujourd’hui encore, il n’existe pas d’outil satisfaisant pour évaluer correctement un webmestre ou un veilleur (les stats ont montés, c’est bien, elles ont descendues, c’est pas bien… nombre d’articles dans la revue de presse…). Les indicateurs professionnels ne sont pas opérants et des outils concrets permettraient de proposer des pistes de valorisation des métiers et compétences des professionnels de l’information.

En tant que simple adhérent, je n’ai pas l’impression que les travaux effectués au sein des différents groupes de travail soient palpables. C’est pourquoi concevoir l’observatoire sans prendre une mesure de l’état de la perception des métiers et compétences auprès de tous les adhérents me parait être une mauvaise option. Comment créer de la valeur sur un outil sans y associer les adhérents ? Comment leur demander d’en être le relais ?

Concrètement, idées en vrac

  • De par mon activité, je suis tout à fait disposer à participer au futur groupe de travail sur le site web de l’ADBS.
  • Pourquoi l’ADBS n’organiserait pas son propre salon sur l’information ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas d’héberger les blogs, sites, de thésard en information / documentation ?
  • Pourquoi l’ADBS ne décernerait pas un prix de thèse en infodoc ?
  • Qu’attend l’ADBS pour proposer des certifications professionnelles ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas une assistance à la réalisation de VAP/VAE aux professionnels de l’infodoc ?
  • Pourquoi l’ADBS ne créerait-elle pas un partenariat visible avec ses consœurs européennes ? (certifications européennes en lien avec l’euro-référentiel de compétences, analyse européennes, etc.)

 

Pour conclure, pour un ADBS avec un poil brillant, un oeil vif et un pas alerte, votez pour moi… ou pas.

A très bientôt sur ce sujet de fond, sur lequel, administrateur ou pas, je ne manquerai pas de réagir.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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