Articles liés au mot-clé ‘sciences de l’information et de la communication’

06
Mar 12

Le journal des sic vient de paraître

Peau neuve pour l’hebdomatwitt de la 71ème section. Grâce à une liste de près de 50 contributeurs en Sciences de l’Information et de la Communication, ce petit journal automatisé vient de passer la barre des 500 twitts et retwitts en un an !

Merci à tous ceux qui apprécient ce journal dont la curation est assuré par le logiciel Paper.li.

Le journal des sic vient de paraître

Le journal des sic vient de paraître

 

Sur l’hebdomatwitt de la 71ème section (Sciences de l’Information et de la Communication), retrouvez aussi une selection des meilleurs photos et vidéos twittées par les spécialistes et expert français dans le domaine.

Pour retrouvez le journal, c’est ici : http://paper.li/guillaume_meyer/infocom-2

15
Déc 11

vers une science de la vie mentale

Vers une science de la vie mentale Si vous n’avez jamais assisté à un cours du Collège de France ni à plus forte raison à une leçon inaugurale, il faut savoir qu’il s’agit d’une tradition qui remonte au seizième siècle (1530). Fidèle à sa devise « Docet omnia » (il enseigne toutes choses), ce vénérable institut du savoir a une particularité, c’est qu’on y enseigne le savoir « en train de se faire », c’est-à-dire la recherche scientifique en elle-même.

A l’occasion de la création de la chaire de psychologie cognitive expérimentale, le professeur Stanislas Dehaene fait son premier cours : sa leçon inaugurale. C’était le 27 avril 2006. Publié chez Fayard au prix de 10€, c’est un ouvrage que je conseille à tous ceux qui veulent avoir un aperçu de l’état des recherches dans cette discipline. Je suis depuis de nombreuses années les travaux de cette chaire mais je n’avais jamais regardé les ouvrages écrits par le professeur Dehaene. C’est chose faite.

dessin des cortex du cerveau

dessin des cortex du cerveau

« Guillaume, c’est pas un blog sur les Sciences de l’Information et de la Communication ? » Ne rigolez pas, on m’a posé la question avant que je publie. Du coup je réponds. Comment peut-on se dire étudiant ou chercheur en SIC, sans s’intéresser au point nodal qui filtre, trie, évalue toutes les informations qui circulent dans nos sociétés : le cerveau ?

Je retiendrai de cette leçon inaugurale que « notre système nerveux apprend à comprendre son environnement, c’est-à-dire à le prendre en lui, à l’internaliser sous forme de représentations mentales qui reproduisent, par isomorphisme psychophysique, certaines de ses lois. Nous portons en nous, un univers d’objets mentaux dont les lois imitent celles de la physique et de la géométrie. » p.28

A propos de la chronométrie mentale de la décision, on peut lire des positions surprenantes. Par exemple, pour l’auteur, il ne fait aucun doute que l’invention d’algorithmes symboliques a décuplé les compétences mathématiques humaines, et pourtant, il affirme que leur fondement reste profondément enraciné dans la cognition animale. Cela s’explique en fait par les expérimentations au début des années 2000 de l’activation d’une région dite de « calcul » dans le lobe pariétal, étudiée notamment chez le singe macaque, d’où l’homologie entre les primates humains et non-humains. (p.44)

Vers une science de la vie mentaleUn point qui m’intéresse particulièrement dans la construction de ses autorités cognitives « même si chaque information est infime, il suffit donc d’additionner leurs poids et d’attendre que le total atteigne un seuil donné de certitude. » (p. 52) Ce que les mathématiciens appellent une « marche aléatoire » (échantillon de vote sur la représentation du nombre, tirée d’une loi gaussienne sur un continuum logarithmique) pourrait bien être la clef, le modèle de prise de décision et donc de façon induite, de l’évaluation de l’information.

Pour faire simple, le système de décision doit « dans un environnement neuronal bruité, repéré et extraire le signal pertinent »… sélectionner l’information.

Vous comprenez mieux pourquoi, cher lecteur en SIC, je t’invite à lire cette leçon inaugurale. Cette marche aléatoire est même capable de prédire la latence de réponse et même la survenue des erreurs… prédictibilité quand tu nous tiens.

 

09
Déc 11

Cartographie Linkedin, contact Isabelle Guyot

Dans les Labs de LinkedIn, le réseau social professionnel qui revendiquent 135 millions de membres à travers le monde, se trouve un outil intéressant mais plutôt gadget : LinkedIn maps.

Vous lui passez votre compte et l’application va cartographier l’ensemble de vos contacts, les évaluer, et les répartir dans un graphe avec un « poids » correspondant au nombre de contact de l’individu. On peut regretter que l’application ne tiennent pas compte du nombre de publications sur LinkedIn, de commentaires dans les différents groupes, etc.

Cartographie Linkedin, contact Isabelle Guyot

Coucou Isabelle Guyot de l'ADBS

Je ne sais pas comment l’application « place » les gens dans telle ou telle sphère. J’ai beaucoup de contacts doctorants ou Maître de Conférence, je m’attendais à ce qu’ils soient tous dans la même sphère, mais pas du tout. Du coup, avec le rendu proposé par l’application, j’ai nommé les quatre sphères principales en :

  • Social Media,
  • Information et Communication,
  • Gestion des connaissances,
  • Analyse des usages.

On retrouve en « Social Media » tous les community manager et assimilés, les pros du web et compagnie; dans « Information et Communication« , les spécialistes des sciences éponyme; dans « Gestion des connaissances« , un petit peu de knowledge manager et beaucoup de bibliothécaires et documentalistes ; et dans « Analyse des usages« , les psychologues, pédagogues, sociologues, etc.

Je trouve que quelques personnes ne sont pas bien positionnées, mais globalement, ça se tient. J’ai « taggué » mes contacts dans LinkedIn pour les retrouver plus facilement, mais je ne sais pas dans quelle mesure c’est pris en compte par l’application. On est complètement dans les « écritures de soi » d’Olivier Le Deuff dont je vous parlais hier.

Pour naviguer dans la carte, cliquez dessus pour arriver dans l’espace LinkedIn Labs puis une deuxième fois pour pouvoir accéder aux informations de mes contacts (au survol de la souris).

Cartographie de mes contacts linkedin 2011

Cartographie de mes contacts linkedin 2011

Je m’aperçois aussi que la carte est vraiment séparée en deux. D’un côté j’ai la sphère « bleue », bien identifiée et cadrée et de l’autre, un peu plus fouilli, les autres sphères, plus imbriquées, mélangées. J’ai une théorie là-dessus. A droite se trouve essentiellement des professionnels du secteur privé (chef de projet web, community manager, webmarketer, etc.) et à gauche ceux du secteur public (doctorant, Maître de Conférences, Professeurs, chercheurs). Je trouve que la sphère « pro » a des profils en général mieux renseigné, plus précis, peut-être parce que pour eux leur profil est une vraie carte de visite. Ils ont un vrai besoin d’efficacité. Peut-être donc que l’application les « lit » plus facilement.

Comme quoi, l’homme est un document comme les autres.

07
Juil 11

femme en train de lire

Ce jeudi, ce n’est pas un livre que je vous présente mais une publication de l’UNESCO à l’usage des sociétés du savoir : Introduction à la maîtrise de l’information par Forest Woody Horton, Jr.

Ce document réalisé dans le cadre du PIPT (Programme Information Pour Tous) a été publié en 2007. Il annonce dès l’avant-propos que la « maîtrise de l’information » (information literacy) est devenue un nouveau paradigme dans le paysage de l’information et de la communication et qu’il s’agit d’un moyen de permettre aux gens, sur tous les chemins de la vie, de chercher, d’évaluer, d’utiliser et de créer l’information pour des objectifs personnels, sociaux, professionnels et éducationnels.

Pour l’UNESCO, qui se réfère à la proclamation d’Alexandrie, la maîtrise de l’information est un outil qui doit permettre de construire les sociétés du savoir de demain.

Concrètement, apprendre à rechercher, à extraire,à organiser, à analyser, à évaluer et à stocker une information, bref à maîtriser l’information, permet à un individu, tout au long de sa vie, de prendre des décisions judicieuses en temps opportun sur tous les plans de son existence : personnelle et familiale, santé, bien-être, éducation, emploi, citoyenneté.

Onze etape

Pour l’auteur la capacité individuelle de chacun à adopter des attitudes d’apprentissage efficaces est la clé. Comme il le présente et l’explicite dans sa publication, il existe des centaines de définitions de la maîtrise de l’information. Celle qu’il nous présente fait état de onze étapes du cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information.

Pour ma part, dans les regroupements que j’ai opéré pour la construction de ses autorités cognitives, je retrouve ces onze étapes, notamment la septième « savoir comment organiser, analyser, interpréter et évaluer l’information, y compris la fiabilité des sources » et la neuvième « savoir comment utiliser l’information pour résoudre un problème, prendre une décision ou satisfaire un besoin. »

Ce que l’auteur ne dit pas et un lecteur débutant en SIC pourrait n’avoir aucune idée sur le sujet, c’est le temps réel de réalisation de ces étapes. A mon sens, le questionnement suivant « quels films se jouent ce soir au cinéma à côté de chez moi », la requête utilisée par la personne pour trouver l’information dans un moteur de recherche, faire son choix et se servir de l’information (inviter des amis à la séance par exemple) peut prendre moins de 3 minutes.

La dixième étape « savoir préserver, stocker, réutiliser, enregistrer et archiver l’information en vue de son utilisation future » est éminemment importante, puisque la redocumentarisation est une des clés essentielles permettant de passer d’une information à une connaissance.

La description du cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information et sa représentation schématique (annexe B) se révèle donc extrêmement intéressante, et je conseille donc sa lecture à tout étudiant ou amateur sur le sujet.

Télécharger le manuel (en anglais ou en français) sur le site de l’UNESCO (103 pages en PDF, rubrique « publications »).

En complément de lecture je vous propose le document « Vers des indicateurs de la maîtrise de l’information » publié également par l’UNESCO (en anglais ou en français, 44 pages en PDF).

09
Juin 11

temple japonais

J’ouvre une nouvelle rubrique sur le blog « le livre du jeudi ». Comme je lis beaucoup, je vous propose de vous commentez mes lectures et de vous présentez un livre tous les jeudis (ou presque). L’essentiel des lectures porteront dans le vaste champ transverse des Sciences de l’Information et de la Communication.

Quand ma femme m’a demandé si j’arriverais à publier un livre par semaine, je lui ai bien évidemment répondu non, mais  comme j’ai quelques livres d’avance, vous devriez avoir des conseils de lecture pendant au moins tout l’été. Après j’ai une quarantaine de bouquins à lire pour le master de recherche l’année prochaine, alors je crois qu’il y a assez de matière pour une année entière 😉

N’hésitez pas à réagir et à faire vos propres commentaires.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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