Articles liés au mot-clé ‘sciences cognitives’

05
Sep 10

L’universalité de la lecture des émotions est un des postulats fondamentaux de la synergologie. Lorsque nous disons : « universalité », il faut entendre universalité du ressenti des émotions car l’expression émotionnelle peut elle être différente d’une culture à une autre. C’est d’ailleurs parce que les émotions peuvent être comprises universellement que les êtres humains peuvent comprendre ce que ressent l’autre, sans qu’il soit nécessaire de se parler.

Article de Philippe Turchet

Découvrez la synergologie

04
Juin 10

Je réagi à l‘excellent billet d’Internet Actu sur les humanités et sciences cognitives.

On adore tous les générateurs de phrases comme le générateur d’insultes du capitaine Haddock par exemple. Qui permet de pouvoir traiter quelqu’un de « Bayadère de boit-sans-soif mal embouché » sans trop se creuser la tête. Le plus souvent sans aucun intérêt hormis celui de nous faire sourire, ils sont tous construits de la même façon : plusieurs séries de mots ou de bouts de phrases rangés dans différentes catégories. En appuyant sur un bouton, un algorithme vient puiser « aléatoirement » dans chaque catégorie et restitue un ensemble assemblé suivant des règles (grammaticales ou syntaxiques par exemple). Comme dit, le résultat est souvent rigolo.

Couverture du livre "Liber Apostrophe" en l'an 1504. Ce livre est un des plus populaires traités lulliens concernant la conversion des infidèles. (Bibliothèque Universitaire de Barcelone)

Le procédé est ancien, il date du moyen-âge.

Au XIIIe siècle, le philosophe Raymond Lulle avait déjà mis au point un « générateur automatique » de propositions philosophiques. Son « ordinateur » était un système de roues concentriques, chacune comprenant des sections représentant diverses notions philosophiques. En faisant tourner les roues, on obtenait différents aphorismes, tel « la bonté de Dieu est mystérieuse ». Prétexte à de nombreuses méditations sur les « Attributs du divin », Lulle espérait que sa « machine » aiderait à convertir les infidèles à la foi chrétienne.

Ce que propose Lulle dans son « Ars Magna » est un ensemble d’algorithmes (au sens moderne) permettant de résoudre une classe très vaste de problèmes. Il s’agissait de construire des assemblages de « catégories », « propriétés », « vertus » etc. ;  surtout il s’agissait de fournir une liste exhaustive des combinaisons possibles.

Le travail de Lull est à l’origine des travaux de Leibniz et orienta profondément sa pensée. Leibniz (1646-1716) est, par excellence, le grand ancêtre de l’intelligence artificielle.

Ce qui beaucoup moins drôle, c’est l’utilisation que les médias peuvent en faire. Démonstration avec Stats Monkey, un programme d’intelligence artificielle qui est capable d’analyser le déroulement d’un match de Baseball et de générer un compte rendu de la rencontre sportive à partir de phrases préparées par un journaliste. Il requête tout seul sur Internet pour trouver des photos des joueurs, les résultats de la saison des équipes concernées…

On imagine facilement quel usage peut  faire un état en cas de conflit pour inonder des mashups (agrégateurs de contenu) de news, actu, brèves, feuillets, créé à la volée par une machine pour influencer dans tel ou tel sens.

A l’échelle de l’individu, on peut aussi imaginer des parents répondant à leur enfant qui réclame une histoire « va voir Joshua *, il va te raconter une histoire ». Et l’ordinateur de répondre « Salut Machin, je vais plutôt te lire l’histoire du vilain petit canard ce soir. Hier, avec l’histoire des trois petits cochons, la webcam m’a permis de détecter une augmentation du stress lorsque le loup attaque la maison de briques. Rassures toi, si tu as peur, tu peux serrer mon clavier. »

(*) clin d’oeil au film Wargames.

Sources :

  • http://www.internetactu.net/2010/04/22/humanites-et-sciences-cognitives-14-une-nouvelle-critique-litteraire/
  • http://www.internetactu.net/2010/05/27/humanites-et-sciences-cognitives-34-machines-a-ecrire/
  • http://www.paulbraffort.net/ia/pdf/IA_chap8_les_idees_et_les_hommes.pdf
  • http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/03/09/l-ere-des-robots-journalistes_1316608_3236.html
  • http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/05/28/quand-la-litterature-sera-produite-par-les-machines_1364676_651865.html
11
Juil 08

guillaume-nicolas meyer

Qui suis-je ?

Je suis un curieux. J’aime toucher à de nombreux domaines pour le plaisir de comprendre et j’envie la liberté des polymathes grecs qui pouvaient cultiver librement physique, philosophie, arts, étude du corps humain et de l’âme, sans qu’on les taxe d’essayistes incompétents ou de transfuges. Je m’intéresse à la psychologie cognitive expérimentale et à la pâtisserie, à l’algèbre combinatoire et aux fonctionnement des peuplades primitives, au fonctionnement du web et à la menuiserie… J’aime savoir comment incante un chaman amérindien et en même essayer de trouver un sens à la répartition des nombres premiers.

On me définit parfois comme un informaticien. Ce mot ne veut rien dire, il n’est employé que par ceux qui voit là un moyen de ne pas s’intéresser à la multiplicité des compétences qui se cachent derrière. Autant être traité d’artiste ou d’artisan… oui mais de quoi ? Depuis quelques années on me définit également comme un communiquant. Communiquant du web… c’est encore une appellation qui ne veut rien dire mais je m’y identifie plus. En effet je communique sur le web. J’utilise pour cela des outils que je comprends car j’en ai conçu des similaires… je suis un ancien développeur d’applications.

Je me défini surtout comme un chercheur du web, quelqu’un qui a envie de comprendre comment fonctionne ce gigantesque système que nous avons créé et dont les règles qui le régissent évoluent tous les jours.

Qu’il s’agisse de règles techniques, sociales, économiques, ethnologiques, cognitives, ou autres, on ne peut nier que depuis l’explosion de l’ère numérique les règles ont changées. J’essaye d’en comprendre certaines… Notamment celles qui traitent de notre rapport à l’information, aux processus cognitifs que nous mettons en place pour évaluer la pertinence d’une information. Je suis passé du traitement de data, à celui d’information et enfin de connaissance. Le même contenu, des prismes différents. C’est pourquoi j’ai entamé et terminé un cursus universitaire en Sciences de l’Information et de la Communication.

Parallèlement, je suis un humain, un consommateur et je m’interroge sur mon empreinte sur cette terre que nous foulons tous. Empreinte pas seulement carbone, mais globale : qu’est-ce que je consomme, qu’est-ce que consomme ma famille, comment nous consommons ? Ces questions amènent invariablement à se remettre en question, à explorer des pistes que certains jugent archaïques.

Parcours

Mon parcours est original : j’ai commencé à travailler à 19 ans, sans diplôme, en m’engageant comme matelot dans la Marine Nationale Française où je signais un contrat de 8 ans. Après deux ans et demi d’aventures diverses, j’ai choisi de ne plus réfréner ma curiosité pour… tout.

Vingt ans après, quelques déménagements et diplômes plus tard, j’ai exercé dans une vingtaine d’entreprises sur des métiers très différents, ce qui m’octroie une mise en relief intéressante des stratégies d’entreprises. Strat’ de com’, stratégie de responsabilité sociétale des entreprises, stratégie marketing, stratégie de développement durable, stratégie commerciale, stratégie d’optimisation des processus, stratégie RH… il-y-a parfois des deltas que les gens en place ne peuvent plus mesurer, c’est là que je peux intervenir. Poser des questions, former, expliquer, reformuler, ré-expliquer, user de pédagogie est souvent la meilleure solution quand des services ne s’entendent plus (au sens littéral).

Cours et Conférences

  • Depuis 2011, j’interviens à l’université Paul Valéry Montpellier III où j’enseigne la nature du web, les fondements de la communication sur le web et les « nouveaux » enjeux et métiers du web (e-reputation, veille, curator, community manager). L’objectif est clairement de revisiter les lieux communs du web, d’expliquer comment ils fonctionnent, quels sont les dangers et les opportunités pour les entreprises – Séminaire de 21H.
  • En 2012 j’ai eu une charge de cours à l’ISC Paris où j’expliquais le monde de l’entreprise, l’Analyse des Réseaux Sociaux et le Community Management à des étudiants de Master 2 en « Management de l’Information et Communication Digitale » et « Management et Marketing des Technologies de l’Information » – 50H de cours.
  • Toujours en 2012, j’ai animé un atelier conférence « comment évaluer une information trouvée sur internet ? » au salon Cogito Expo organisé par la région Alsace.
  • En 2013, j’ai été invité par l’université de Mulhouse pour participer au colloque « l’influence des réseaux sociaux dans notre quotidien ».

Livres & Publications

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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