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08
Mar 11

Pyramide des besoins de Maslow par Guillaume-Nicolas Meyer

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

1 De la syllogistique à l’inconcevabilité

1.4 Des « besoins » de Maslow, inconcevables

Paul Watzlawick enfonce le clou [WAT 72] : « …tant que la science a eu pour objet des relations causales linéaires, univoques et progressives, des phénomènes fort importants sont restés à l’extérieur de l’immense territoire conquis par la science depuis les quatre derniers siècles ».

Jacques Jean Lapointe [LAP 92] ouvre une piste de réflexion intéressante : « Ce fait nous incite à explorer des méthodologies susceptibles de mieux composer avec la complexité des phénomènes qui nous entourent sans les isoler de l’environnement dans lequel ils naissent et évoluent. »

Sur la réflexion de J.J. Lapointe, nous avons conduit une étude de besoins pour un centre de documentation. Nous avons transposé la pyramide de hiérarchisation des besoins d’un individu de Maslow aux fonctions d’un centre de documentation.

La pyramide originale de Maslow définit cinq niveaux de besoins qui constituent la base des motivations des individus. Présents chez chacun de nous de façon inconsciente, ces besoins sont hiérarchisés et régit par une règle simple : un besoin supérieur ne devient conscient que lorsque les besoins inférieurs sont satisfaits. Par exemple, un individu ne peut se sentir en sécurité (niveau 2) si sa première préoccupation est de trouver à boire et à manger (niveau 1).

image empruntée au site http://www.humansized.fr/?p=47

Nous transposons le besoin d’accomplissement (niveau ultime) en fonction d’apprentissage à l’évaluation de l’information qui, selon nous, est le besoin / fonction le plus évolué que l’on peut attendre d’un centre de documentation.

Pyramide des besoins de Maslow par Guillaume-Nicolas Meyer

Pyramide des besoins de Maslow par Guillaume-Nicolas Meyer

D’un point de vue général retenons que « l’exploitation de l’information est un processus complexe qui, de ce fait, n’est pas infaillible. » [BUL 04]

Dans le cas particulier d’un centre de documentation en milieu scolaire, ayons à l’esprit que les lycéens (Digitales Natives) ne sont pas à même d’évaluer l’information trouvée sur le Web. [LOR 01] « One writer noted that the major difficulty in the use of the World Wide Web by children was their inability to distinguish between accurate and inaccurate information. »

En hiérarchisant les fonctions / besoins d’un centre de documentation selon la pyramide de Maslow, nous montrons que la fonction d’évaluation de l’information est complexe. Hors, ayant expliqué auparavant que l’approche analytique n’est pas en capacité d’appréhender la complexité, nous démontrons, n’en déplaise à Aristote, que les besoins les plus évolués et les problèmes liés à ces besoins doivent être appréhendés par une autre approche. Une approche qui tienne compte des relations entre les objets / individus.


[WAT 72] WATZLAWICK Paul, HELMICK BEAVIN Janet, JACKSON Don D., 1972, « Une logique de la communication », Paris, Seuil.

[LAP 92] LAPOINTE Jacques-Jean, 1992, « La conduite d’une étude de besoins en éducation et en formation », Presses de l’Université du Québec.

[BUL 04] BULINGE Franck, 2004, « Rôle et faiblesse de l’analyse dans la culture française de l’information. » in « Regards sur l’Intelligence Économique N°5, Septembre / Octobre 2004.

[LOR 01] LORENZEN Michaël, 2001, « The land of confusion? High school students and their use of the World Wide Web for research », Research Strategies, vol.18, n°2, p151-163, accessible en partie [en ligne] à cette adresse http://www.libraryinstruction.com/confusion.html, consulté le 11 novembre 2010.

03
Mar 11

métacognition en centre de documentation

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

1 De la syllogistique à l’inconcevabilité

1.1 Aristote démontre, Descartes compartimente

En développant la syllogistique et la logique dans ses « Premiers Analytiques », Aristote donne naissance à la logique comme discipline formelle. Il introduit la démonstration et le syllogisme, bases de la réflexion mathématique, de la logique, de la rhétorique.

René Descartes « applique », en 1637, la logique d’Aristote aux sciences en expliquant son approche dans son célèbre « Discours de la méthode ». Nous retiendrons des quatre préceptes que Descartes énonce, le deuxième et le dernier :

– « De diviser chacune des difficultés que j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre. »

– « De faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre. » [LEM 94]

Du dernier précepte, la science a conçu une prétention, celle de l’universalité. Le deuxième précepte de Descartes, quant à lui, a amené les scientifiques à fragmenter le savoir en autant de domaines qu’il y a de phénomène à observer, étudier. L’isolement des disciplines scientifiques les unes par rapport aux autres les conduit à chercher à définir de façon étroite les problèmes que nous affrontons. Les résultats d’une discipline sont soumis selon une tendance : celle de n’envisager le problème que selon un seul prisme et d’en déduire des attributs pour un ensemble.

Checkland, de constater, en 1976 [CHE 76], que l’approche expérimentale « étant aujourd’hui, conscient de l’incapacité manifeste, des pays les plus avancés sur le plan scientifique, à résoudre les problèmes du monde réel (par opposition aux problèmes artificiels de type laboratoire), on se demande si la fragmentation de la science en plusieurs disciplines isolées n’est pas une de ses principales faiblesses. »


[LEM 94] LE MOIGNE Jean-Louis, 1994, « La théorie du système général », ré édition de ce livre en 2006 sous le format dit ‘e-book’ dans la Collection des CLASSIQUES DU RESEAU INTELLIGENCE DE LA COMPLEXITE , [en ligne], http://www.mcxapc.org/inserts/ouvrages/0609tsgtm.pdf, téléchargé le 24 novembre 2010.

[CHE 76] CHECKLAND Peter, 1976, « Science and the systems paradigm », in « International Journal of General Systems 3 », pp 127-134, Gordon and Breach Science Publishers Ltd, [en ligne], http://books.google.fr/books?id=ERvCHnKtEooC&lpg=PP1&dq=facets%20of%20systems%20science&pg=PP1#v=onepage&q&f=false, consulté le 26 décembre 2010.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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