Articles liés au mot-clé ‘web’

16
Avr 13

Une contre histoire des internets, Arte, Dominique cardon

Si vous ne les avez pas vu, je vous conseille l’excellente série de vidéos proposées par Arte avec comme thématique « une contre-histoire des Internets ».

Comme j’aime en effet le rappeler en cours, bien qu’il s’agisse d’un espace polysémique, polyculturel et poly tout ce qu’on veut, il n’en reste pas moins, qu’en prenant en compte simplement les variabilités culturelles, les censures gouvernementales et les limitations technologiques, il y a bien plusieurs web.

L’internaute sud-soudanais n’a pas le même web que l’étudiant d’Oxford, ne serait-ce qu’à cause de se temps de connexions, tout comme l’internaute nord-coréen (non, c’est pas une blague, il-y-en-a) n’a pas le même web que le hacker suédois.

Mes vidéos préférées d’une contre-histoire des Internets par Arte

Celle de Dominique Cardon : le pire et le meilleur d’Internet

Image de prévisualisation YouTube

L’histoire du type qui possède la marque « Internet » à l’INPI (si, si)

Image de prévisualisation YouTube

Et enfin, à l’heure où la terrible Hadopi semble bien vaciller : « plutôt mourir que changer »

Image de prévisualisation YouTube

 

04
Mar 13

Histoire d'Internet : les pairs fondateurs

Histoire et hypertextualité

A travers les pensées, idées et travaux de trois hommes, nous allons démontrer que « l’esprit » web, que l’on peut qualifier de communautaire, international, interculturel, n’est pas du tout né avec la génération X, ne s’est pas du tout révélé avec la génération Y mais possède une philosophie, une logique et une conception héritée à la fois du monde de la documentation du début du siècle, de la pensée scientifique de la seconde guerre mondiale et de la contre-culture américaine des années soixantes.

La philosophie du web

histoire d'internet : l'influence des bibliothèquesEn 1934, dans son traité de documentation, Paul Otlet imaginait déjà « des œuvres classiques ou de grande actualité photographiées et mises “en débit constant” dans les annexes des bibliothèques. Chacun pourrait ainsi, à volonté et de loin, obtenir la lecture désirée. » C’est bien ce que propose les médiathèques quelque soixante-dix ans plus tard.

On retrouve ici une des idées fondamentales du réseau Internet et de son usage principal, le web : rendre accessible des contenus au plus grand nombre et à distance. Pour Paul Otlet « Le Réseau, de quelque manière que ce soit, doit relier les uns aux autres, les centres producteurs, distributeurs, utilisateurs, de toute spécialisation et de tout lieu. » Déjà cette vision s’affranchissait des frontières et des cultures.

Le réseau de données, l’approche scientifique et rigoureuse

Mathématicien et physicien américain, Vannevar Bush (1890 – 1974) est un visionnaire de la circulation de l’information. Gestionnaire de la recherche scientifique pendant la seconde guerre mondiale, il participe notamment au « Manhattan Project ». Il conçoit le Memex, un appareil qui offre la possibilité à son utilisateur, de créer des liens entre deux documents, d’annoter son parcours de lecture et de conserver la trace de son cheminement. Dans son article publié en juillet 1945 dans le journal « The Atlantic », Vannevar Bush est clairement précurseur de l’ordinateur personnel : « Imaginons un appareil de l’avenir à usage individuel, une sorte de classeur et de bibliothèque personnels et mécaniques. […] Un memex, c’est un appareil dans lequel une personne stocke tous ses livres, ses archives et sa correspondance, et qui est mécanisé de façon à permettre la consultation à une vitesse énorme et avec une grande souplesse. Il s’agit d’un supplément agrandi et intime de sa mémoire. »

On retrouve aussi dans ces idées ce qui fait l’intérêt et l’attractivité des systèmes de gestion des signets aujourd’hui, tels que Pearltrees, Diigo, ou anciennement Delicious. Déjà pour Vannevar Bush, il s’agit d’une orthèse cognitive, une extension de sa mémoire.

 histoire d'internet : le mémex

L’hypertextualité littéraire et utopiste

histoire d'internet : xanadu, le projet précuseur de wikipédiaChercheur en sciences humaines et en littérature, Ted Nelson invente en 1965 le terme HyperText, pour désigner « une écriture-lecture non-linéaire donnant à l’utilisateur une liberté de mouvement ». Il est également à l’origine de l’utopiste projet de la bibliothèque universelle, le projet Xanadu, « horizon absolu de l’hypertexte ». La vision de Ted Nelson est à l’origine du mythe « d’Internet pour tous », capable de briser les chaînes, d’abolir les distances et de rendre les savoirs accessible à tous. Pour autant, au-delà du mythe, le projet Wikipédia en est un héritage concret et les phénomènes du « Printemps Arabe » de 2011 se sont largement appuyés sur les sciences de l’information et de la communication et les technologies afférentes pour appuyer des mouvements sociaux et politiques de grandes ampleurs.

Concocté à partir du mémoire de recherche « Évaluer l’information sur le web, peut-on arriver à une pertinence sociocognitive satisfaisante ?« .

16
Mai 12

edx, la plate-forme éducative créée par Harvard et le MIT

« Ca y est, ils l’ont fait ! » C’est ce que je me suis dit en voyant cette vidéo réalisée autour de la plate-forme éducative edX.

edX c’est quoi ? C’est la conjonction du travail d’universitaires de Harvard et du MIT qui concrétisent un des vieux mythes fondateurs d’Internet (du web pour les puristes) qui visaient à rendre accessible le savoir au plus grand nombre. Ce que je trouve génial dans l’approche, ce n’est pas la plate-forme technologique, c’est que ces universités prestigieuses n’ont pas peur de présenter leurs savoirs, de s’exposer, de craindre que leur réputation en prenne un coup parce qu’ils offrent des cours en ligne. C’est ça qui est génial. Au final, ces universités n’en seront qu’encore plus prestigieuses et offrent une image, une dynamique éducationnelle dont nous pourrions nous inspirer en Europe.

Image de prévisualisation YouTube
05
Déc 11

naissance du web, approche sociologique

Enfin une présentation claire de la naissance d’Internet qui change des versions habituelles véhiculées dans les cercles des pseudos sachants où l’on ne parle que des vilains militaires américains, d’Arpanet et de Big Brother. Dominique Cardon, nous offre, par cette approche sociologique d’Internet, les points de vue, aussi bien des militaires, que des hippies des années 70. Il nous explique également très bien d’où viennent les mythes utopistes du web (paix dans le monde, tour de Babel, etc.) : en droite ligne de la contre-culture américaine de l’époque.

01
Déc 11

Couverture du livre Vu, lu, su

Une fois n’est pas coutume, le livre du jeudi sera consacré à un livre que je n’ai pas lu… normal, il n’est pas encore paru. Il s’agit de « Vu, lu, su » de Jean-Michel Salaün.

A partir de l’histoire du document et de son analyse tridimensionnelle, le livre propose un éclairage différent de ceux qui se discutent sur le Web. On y constate que cette invention du Britannique Tim Berners-Lee prend la suite des efforts d’indexation systématique lancés à la fin du XIXe, modifiant le document lui-même dans ses trois dimensions : la forme, le contenu et la fonction de transmission. Le Web est alors un média comme un autre, s’inspirant du modèle de la bibliothèque et de celui de la radiotélévision pour répondre aux aspirations documentaires d’une société qui a changé en profondeur. Les anciens médias eux-mêmes élargissent leur vocation en devenant des « industries de la mémoire » par l’archivage numérique continu et public de leur production. Les nouveaux venus, Apple, Google, Facebook, privilégient chacun une dimension différente du document pour tenter de prendre une position dominante dans la construction d’un « néodocument ». (…)

Pour la présentation du livre par l’auteur, c’est sur son blog.

Pour les plus impatients, je vous propose cette vidéo de l’auteur sur le même sujet. Elle date d’il y a quelques mois. Courage, le livre est censé est disponible le 10 février.

Image de prévisualisation YouTube

 Et pour les encore plus impatients, voici carrément en avant première mondiale, une exclusivité dénichée sur le site de l’auteur. Voici… tin…tin… « Le tableau sur l’industrialisation de la mémoire par le web »

Tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web

Tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web

Source : Bloc-notes de Jean-Michel Salaün

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

Curriculum Vitae

CV de Guillaume-Nicolas Meyer

Guillaume-Nicolas Meyer QR Code

Khan Academy Ambassador

Dernières publications



Mémoire de recherche sur l'évaluation de l'information sur le web

Mon dicton du moment

"Ceux qui sont pleins de certitudes devraient avoir un doute..."

Le journal des SIC vient de paraître

Plus de 500 tweets et retweets en 1 an !