Articles liés au mot-clé ‘stratégie de l’entreprise’

16
Août 14

colibri

Voici la conclusion de mes 3 articles qui interrogent sur la place du développement durable en période de crise :

Conclusion

Nous sommes donc, à notre sens, dans une période pendant laquelle l’attention portée aux conditions de production des entreprises est de plus en plus au cœur du processus d’achat et traduit bien la recherche de sens dans une consommation durable, mais qui se heurte à une réalité économique qui freine peut être les passages à l’acte.

Si beaucoup d’entreprises se sont réinventés à cause de la crise, via le prisme du développement durable, peu l’ont fait dans une logique de développement durable. Peut être faut-il voir dans la prophétie de Jeremy Rifkin d’il-y-a dix ans, l’arrivée imminente d’un nouvel âge du capitalisme et d’une société fondée sur l’accès aux biens : « Le rôle de la propriété est en train de subir une transformation radicale. Les conséquences de cette révolution sont d’une conséquence et d’une portée fondamentale pour notre société. […] D’ici à 25 ans, l’idée même de propriété paraîtra singulièrement limitée, voire complètement démodée. […] C’est de l’accès plus que de la propriété que dépendra désormais notre statut social. » (Rifkin, 2000).

Dix ans plus tard, Time Magazine consacrait la consommation collaborative comme l’une des dix idées qui allait changer le monde.

Bibliographie

Rifkin Jeremy, 2005, « L’âge de l’accès – La révolution de la nouvelle économie », éditions La Découverte.
Rifkin Jeremy, 2012, « La troisième révolution industrielle : comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde », LLL-Les Liens qui Libèrent.

26
Juin 14

green washing

Dans ce climat morose pour les entreprises, considérer le développement comme un levier possible de différenciation commerciale et marketing, voire comme une opportunité d’affaire, relève de l’exploit. Si l’on se fie à l’analyse sémantique du discours corporate des entreprises en matière de développement durable (Ujjef/Inférences, 2010), les services de communication se sont bien emparés du sujet et l’ont parfaitement intégré dans leur discours.

Pour autant, tant que le développement durable ne sera pas partie prenante dans la stratégie des entreprises, nous continuerons à constater une absence de prise en compte d’indicateurs complexes (notamment ceux liés à l’image de l’entreprise et à la RSE) au profit d’une logique, certes légitime, basée sur la seule performance économique de l’entreprise. L’étude réalisée par l’Ujjef et Inférences en 2010 fait apparaître des paradoxes de compréhension et la non intégration du développement durable dans l’ADN des entreprises.

Les dirigeants affirment par exemple, dans des discours lisses et attendus, un rejet du court-termisme mais n’apportent aucune vision stratégique du développement durable. La crise est citée 73 fois dans le discours des dirigeants, soit près de la moitié des occurrences du corpus global de l’étude (les rapports annuels publiés en 2009), mais c’est surtout pour expliquer que le contexte, défavorable, fait subir de fortes pressions sur l’entreprise, et donc à justifier des choix à court-terme.

Pouvons-nous blâmer ces dirigeants d’entreprise ? Quand on estime que son entreprise est au niveau « survie » de la pyramide de Maslow, est-ce qu’il est facile d’écouter ceux qui n’apportent pas des promesses d’injection massive de liquidités et de garantie sur les actifs dévalués ? C’est donc uniquement en étant un vecteur de création de valeur pour une entreprise que le développement durable permettra de créer de la valeur pour toutes les parties prenantes (clients, fournisseurs, employés, etc.).

Paul Polman, PDG d’Unilever, l’entend bien de cette oreille, lui qui, au plus fort de la crise, martelait « Sustainable Living Plan » et se lançait dans la réduction drastique des consommations de ressources naturelles (-50% de CO² en dix ans), dans l’amélioration des pratiques au cœur de sa supply chain et dans le soutien des petits exploitants agricoles et distributeurs.

Comme le dit Xavier Houot [1], « Si le « prisme développement durable » n’est pas le seul et unique moyen de regarder différemment son marché ou son modèle économique, reconnaissons tout de même qu’il en est un fabuleux catalyseur, au travers de son ouverture sur les parties prenantes, l’environnement naturel, la société et le monde de demain. ».

Lire l’article suivant : Un nouvel ordre mondial : la croissance verte

Bibliographie et notes

[1] http://www.lexpress.fr/emploi/business-et-sens/le-developpement-durable-en-temps-de-crise-errance-coupable-ou-strategie-eclairee_1174071.html

Ujjef / Inférences, 2010, « Analyse sémantique du discours corporate des entreprises sur le développement durable », [en ligne], http://www.inferences-conseil.com/PDF/Etude3-Synthese-Ujjef-Inferenecs-HD.pdf, consulté le 08/09/2014.

19
Oct 10

L’avenir des entreprises passe donc par le développement des savoirs qui permettent d’accroître les connaissances au sein de l’entreprise et de les transformer en compétences, en vue d’accroître la productivité et la compétitivité.

En quoi « (…) le travail n’est pas simplement l’emploi. Tout travail est un emploi, mais tout emploi n’est pas un travail : tout emploi n’est pas ce qui permet d’acquérir ou de développer des savoirs et, à travers ceux-ci, de s’individuer, c’est-à-dire de se faire une place dans la société en tant que producteur, et non seulement comme consommateur trouvant dans son emploi un revenu qui lui donne un pouvoir d’achat(…).

Un article très intéressant sur le portail d’information des Ressources Humaines.

30
Sep 10

Quels sont les avantages du Personal branding pour l’entreprise ? Quels en sont les risques ? Comment peut-on concilier le développement personnel des individus et la pérennité de l’entreprise ?

C’est à ces interrogations que Didier ERWOINE se propose de répondre à travers ce travail de recherche théorique intéressant.
Le Personal Branding Au Service de l’Entreprise

29
Sep 10

Économie de fonctionnalité, chimie verte, éco-tourisme, foresterie ou pêche durable … dans tous les secteurs, les entreprises sont désignées comme actrices potentielles de changements qui se font attendre. Il y va de leur image, au demeurant mauvaise, comme l’a souligné une récente étude réalisée par l’IFOP pour le compte du WWF. Mais seront-elles volontairement redevables de la biodiversité, dont la gratuité est garante de leurs bénéfices financiers ?

Lire l’article « La biodiversité face aux entreprises » paru sur ActuEnvironnement.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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