Articles liés au mot-clé ‘sémantique’

26
Juil 10

Le fait de la communication a conquis en peu de temps une autonomie par rapport à ce qui doit être transmis, au profit d’une rupture de la logique sémantique et sémiotique. La communication devient un tout englobant, doté de ses lois propres, lois aussi complexes et polyvalentes que celles qui régissent une société dans son entièreté, l’ensemble produit ressemblant en tous points à une nouvelle civilisation, totalement adossée à la communication devenue force vive, constitutive de ses us et coutumes, de sa mentalité et ses ambitions. C’est bien d’une rupture qu’il s’agit, qu’on peut juger aussi grande entre les premières radios, voire les premières télévisions et les premiers ordinateurs et notre aujourd’hui, que la rupture des modes de communication des civilisations antiques jusqu’à leurs plus extrêmes progénitures et nos outils primitifs de notre époque de la communication.

Lire le « Le pont de la communication » paru sur Dedefensa.org.

Le texte est la Quatrième Partie de l’essai métahistorique de Philippe Grasset La grâce de l’Histoire, dont la publication sur dedefensa.org a commencé le 18 décembre 2009 (Introduction : «La souffrance du monde»), pour se poursuivre le 25 janvier 2010 (Première Partie : «De Iéna à Verdun»), le 3 avril 2010 (Deuxième Partie : «Le “rêve américain” et vice-versa») et le 16 mai 2010 («Du rêve américain à l’American Dream»).

06
Juin 10

L’Uffej et Inférences publie la première étude sémantique du discours corporate des entreprises sur le développement durable. J’en ai pris connaissance en avril, mais je mets du temps à partager l’info.

Le développement durable prend une place grandissante dans le débat public comme dans le discours des entreprises. Contraintes ou volontaires, ces dernières déploient sur ce thème un discours corporate abondant à travers rapports annuels spécifiques, rubriques de rapports d’activité ou de sites Internet. Mais pour dire quoi au juste ? C’est à cette question que l’Ujjef et le cabinet Inférences ont souhaité répondre en réalisant une analyse sémantique dont ce document constitue la synthèse. Au-delà de l’auscultation minutieuse des discours, cette analyse s’est attachée à tracer des tendances et des bonnes pratiques pour une communication responsable, loin des discours convenus et des figures imposées.

A lire, très instructif. Mes passages préférés :

Pas de pensée de la complexité

Or, le développement durable exige que la traditionnelle – et légitime – logique centrée sur la stricte performance économique de l’entreprise soit désormais multicentrée et complexifiée, pour intégrer à part égale des enjeux sociaux et environnementaux. En 2009, ce n’était pas encore le cas. Peut-être s’agit-il de l’héritage d’une certaine formation des élites où les questions environnementales et sociales apparaissaient comme de vagues externalités voire des variables d’opportunité ? À l’heure où l’on souligne la nécessité de penser les « enjeux de civilisation » et de prendre en compte la complexité, un certain réductionnisme économique continue de prévaloir chez les plus puissants acteurs du changement aujourd’hui : les entreprises.

L’entreprise n’aime pas les contradictions

Un exemple : sur plus de 500 000 mots et locutions examinés, le mot contradiction est cité… 1 fois.

Champs notionnels

Le discours corporate des entreprises valorise les dimensions sociale et économique du développement durable. Les thèmes environnementaux (réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources, etc.), à l’origine du concept de développement durable, sont en retrait.

Champs sémantiques

Trois champs dominent l’organisation sémantique du discours corporate des entreprises : volontarisme, contrôle et mesure, stratégie. Cela indique, au moins dans les énoncés, une approche performative du développement durable.

Discours des dirigeants

« Crise » et « développement durable », les 2 mots les plus cités par les dirigeants dans les rapports annuels publiés en 2009.

29
Mai 10

Un documentaire réalisé par Kate Ray sur le web sémantique. On y trouve des interviews de personnages emblématiques du web comme Tim Berners-Lee, accompagné de chercheurs et chefs d’entreprises (Clay Shirky, Chris Dixon, David Weinberger, Nova Spivack, Jason Shellen, Lee Feigenbaum, John Hebeler, Alon Halevy, David Karger, Abraham Bernstein).

Ce que je trouve génial, c’est l’ontologie formelle du web qu’ils proposent ou entrevoient tous. Ontologie formelle car ils évoquent aussi bien la rigueur de la modélisation que la structure de sa représentation. Des fous visionnaires… j’adore.

Vous trouverez la transcription complète des interviews sur le site de Kate Ray.

Vidéo trouvée sur ReadWriteWeb.

11
Juil 08

guillaume-nicolas meyer

Qui suis-je ?

Je suis un curieux. J’aime toucher à de nombreux domaines pour le plaisir de comprendre et j’envie la liberté des polymathes grecs qui pouvaient cultiver librement physique, philosophie, arts, étude du corps humain et de l’âme, sans qu’on les taxe d’essayistes incompétents ou de transfuges. Je m’intéresse à la psychologie cognitive expérimentale et à la pâtisserie, à l’algèbre combinatoire et aux fonctionnement des peuplades primitives, au fonctionnement du web et à la menuiserie… J’aime savoir comment incante un chaman amérindien et en même essayer de trouver un sens à la répartition des nombres premiers.

On me définit parfois comme un informaticien. Ce mot ne veut rien dire, il n’est employé que par ceux qui voit là un moyen de ne pas s’intéresser à la multiplicité des compétences qui se cachent derrière. Autant être traité d’artiste ou d’artisan… oui mais de quoi ? Depuis quelques années on me définit également comme un communiquant. Communiquant du web… c’est encore une appellation qui ne veut rien dire mais je m’y identifie plus. En effet je communique sur le web. J’utilise pour cela des outils que je comprends car j’en ai conçu des similaires… je suis un ancien développeur d’applications.

Je me défini surtout comme un chercheur du web, quelqu’un qui a envie de comprendre comment fonctionne ce gigantesque système que nous avons créé et dont les règles qui le régissent évoluent tous les jours.

Qu’il s’agisse de règles techniques, sociales, économiques, ethnologiques, cognitives, ou autres, on ne peut nier que depuis l’explosion de l’ère numérique les règles ont changées. J’essaye d’en comprendre certaines… Notamment celles qui traitent de notre rapport à l’information, aux processus cognitifs que nous mettons en place pour évaluer la pertinence d’une information. Je suis passé du traitement de data, à celui d’information et enfin de connaissance. Le même contenu, des prismes différents. C’est pourquoi j’ai entamé et terminé un cursus universitaire en Sciences de l’Information et de la Communication.

Parallèlement, je suis un humain, un consommateur et je m’interroge sur mon empreinte sur cette terre que nous foulons tous. Empreinte pas seulement carbone, mais globale : qu’est-ce que je consomme, qu’est-ce que consomme ma famille, comment nous consommons ? Ces questions amènent invariablement à se remettre en question, à explorer des pistes que certains jugent archaïques.

Parcours

Mon parcours est original : j’ai commencé à travailler à 19 ans, sans diplôme, en m’engageant comme matelot dans la Marine Nationale Française où je signais un contrat de 8 ans. Après deux ans et demi d’aventures diverses, j’ai choisi de ne plus réfréner ma curiosité pour… tout.

Vingt ans après, quelques déménagements et diplômes plus tard, j’ai exercé dans une vingtaine d’entreprises sur des métiers très différents, ce qui m’octroie une mise en relief intéressante des stratégies d’entreprises. Strat’ de com’, stratégie de responsabilité sociétale des entreprises, stratégie marketing, stratégie de développement durable, stratégie commerciale, stratégie d’optimisation des processus, stratégie RH… il-y-a parfois des deltas que les gens en place ne peuvent plus mesurer, c’est là que je peux intervenir. Poser des questions, former, expliquer, reformuler, ré-expliquer, user de pédagogie est souvent la meilleure solution quand des services ne s’entendent plus (au sens littéral).

Cours et Conférences

  • Depuis 2011, j’interviens à l’université Paul Valéry Montpellier III où j’enseigne la nature du web, les fondements de la communication sur le web et les « nouveaux » enjeux et métiers du web (e-reputation, veille, curator, community manager). L’objectif est clairement de revisiter les lieux communs du web, d’expliquer comment ils fonctionnent, quels sont les dangers et les opportunités pour les entreprises – Séminaire de 21H.
  • En 2012 j’ai eu une charge de cours à l’ISC Paris où j’expliquais le monde de l’entreprise, l’Analyse des Réseaux Sociaux et le Community Management à des étudiants de Master 2 en « Management de l’Information et Communication Digitale » et « Management et Marketing des Technologies de l’Information » – 50H de cours.
  • Toujours en 2012, j’ai animé un atelier conférence « comment évaluer une information trouvée sur internet ? » au salon Cogito Expo organisé par la région Alsace.
  • En 2013, j’ai été invité par l’université de Mulhouse pour participer au colloque « l’influence des réseaux sociaux dans notre quotidien ».

Livres & Publications

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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