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27
Fév 13

Mémoire de recherche sur l'évaluation de l'information sur le web

De son titre complet « Évaluer l’information sur le web, peut-on arriver à une pertinence sociocognitive satisfaisante ?« , voici mon mémoire de recherche de Master en Sciences de l’Information et de la Communication, qui vient d’être publié sur la plate-forme mémSIC.

Réalisé sous la direction du professeur Alain Chante, ce mémoire visait, via études, analyses et hypothèses à partir du corpus documentaire en Sciences de l’Information et de la Communication, à répondre à la question « peut-on encore évaluer, sans influences (métacognitives) un objet informationnel sur le web ? ».

Evaluer l’information sur le web est un nouveau paradigme cognitif.

Evaluer l'information sur le web : Digitales Natives et Digital OldersLa profusion des documents, des supports, leurs interconnections, modifient en profondeur nos façons de chercher une information, nos stratégies d’évaluation et d’appropriation et donc nos schèmes cognitifs. La contextualisation et l’identification sont des tâches plus complexes sur le web, de par la nature protéiforme et pluriculturelle de l’information. Les mécanismes de lecture traditionnels ne sont plus opérants dans un espace virtuel sans limites, dé-temporalisé et graphiquement instable. Les mécanismes d’évaluation de l’information, comme la construction de ses autorités informationnelles ou de la pérennité de ses autorités cognitives, prennent maintenant une dimension collective qui passe systématiquement par une redocumentarisation et un brassage des taxonomies personnelles.

Introduction

« Le but de l’évaluation est de savoir s’il faut ou non sélectionner, exploiter et s’approprier l’information en question. Il s’agit en fait d’attribuer une valeur, une signification à l’information au moyen d’un jugement. » (Duplessis, 2007)

« On croyait que le numérique nous apporterait un accès facilité à la connaissance, il n’en est rien. La littératie se complexifie au contraire et l’illusion de la transparence dissimule délégations techniques et intellectuelles. » (Le Deuff, 2010)

Evaluer l'information sur le web : L'influence des autresLe jugement de la crédibilité des sources d’information est un thème qui interpelle les chercheurs en sciences de l’information et de la communication depuis toujours (Rouet et al, 2008). À l’heure où chacun utilise le web quotidiennement, que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle, il nous intéresse de comprendre les mécanismes que chacun met en place pour arriver à une pertinence sociocognitive suffisamment satisfaisante pour « classer » un document en terme de confiance et d’utilisabilité : « populaire, mais pas fiable », « crédible, mais pas utile », « pertinent, mais inutile », etc.

Dans notre démarche de recherche, nous nous interrogerons selon trois axes principaux.

Le premier est lié à au media en lui-même et interroge sur nos facultés de perception sur le web. Le web est-il vraiment un espace à part, avec des règles de fonctionnement tellement spécifiques que nos mécanismes cognitifs d’évaluation de l’information en seraient perturbés ? Est-ce que le web introduit de nouvelles contraintes cognitives ? Est-ce que les mutations quasi-permanentes de cet espace immatériel permettent à l’internaute d’établir des stratégies d’évaluation, de recherche, pérennes ?

Evaluer l'information sur le web : autorités cognitives, autorités énonciatricesLe deuxième axe de recherche tient au concept de pertinence proprement dit. Comment juge-t-on que ce que l’on a trouvé est fiable au point de se dire qu’on va utiliser cette information, parfois dans un contexte de crise ? Quel sont les mécanismes qui font que l’on investit une information au point de décider de la transmettre à un tiers, de s’en porter garant ? Brigitte Simonnot (2008b) pose la question en ces termes « Les critères traditionnels d’évaluation de l’information sont-ils toujours opérants, à l’heure où les volumes d’information potentielle ne cessent de croître ? »

Mémoire de recherche sur l'évaluation de l'information sur le webEnfin le troisième axe de recherche porte sur nos façons de transformer l’information. Nous partirons de la définition d’Yves Jeanneret (2000) pour qui « l’information n’existe pas en soi, qu’elle est toujours le produit d’une interaction, d’un regard humain sur un objet, qui est le document ». Quels outils offre le web aujourd’hui pour co-évaluer une information, pour co-construire un réseau, pour partager des connaissances ? L’évaluation de l’information va-t-il devenir un processus collectif ?

Vous pouvez télécharger le mémoire de recherche « Évaluer l’information sur le web, peut-on arriver à une pertinence sociocognitive satisfaisante ?« .

23
Jan 13

Il faudrait des heures pour couvrir le sujet, d’un point de vue sociologique, ethnologique, psychologique, pour comprendre et expliquer les ramifications et l’impact sur les sciences de l’éducation… et je n’avais que 45mn. J’intervenais mardi dernier à la Fonderie à Mulhouse, invité par l’université de Haute Alsace (@UHA68).

C’est donc avec ce très court laps de temps que j’ai essayé d’expliquer l’influence des réseaux sociaux dans le quotidien d’un chargé de communication web aujourd’hui. J’espère que je n’ai découragé aucun des étudiants de licence et master qui étaient là pour nous écouter Xavier de la Porte (journaliste et producteur de l’émission « Place de la toile » sur France Culture) et moi même.

C’est toujours intéressant d’intervenir après un orateur chevronné comme un journaliste de la radio… Non pas que ça m’arrive souvent… Bref, je m’appuie généralement sur un support visuel, le voici ci-dessous. Normalement l’UHA devrait mettre prochainement à disposition la capture vidéo de nos interventions. Je mettrais ce post à jour dès que j’aurais l’information.

Un grand merci à Olivier Thévenin et ses collègues, qui, en plus de nous avoir invités et présentés cette université qui reste mal connue en Alsace, nous ont permis de continuer nos discussions sur le sujet de l’influence des réseaux sociaux autour d’une table ronde où bien des disciplines en Sciences Humaines étaient représentées.

16
Jan 13

Ces derniers temps, je n’avais pas l’impression de produire grand chose… Vous savez, vous avez la tête sous le guidon, vous gérer vos projets en les enchaînant, si bien que vous oubliez de prendre du recul. Heureusement, il y a quelques échéances prochaines qui sont là pour me rappeler que semer des graines permet d’en récolter les fruits.

En ce début d’année 2013, se sont les fruits des graines plantées en 2012 :

Je viens de publier un article dans la Revue Française des Sciences de l’Information et de la Communication : « Olivier Le Deuff, La formation aux cultures numériques », Revue française des sciences de l’information et de la communication [En ligne], 2 | 2013. URL : http://rfsic.revues.org/395.

J’interviens à la Fonderie (Université de Mulhouse) le 22 janvier dans le cadre de la journée « Les cultures numériques en question & l’influence des réseaux sociaux« .

 

Mon prochain livre sur Joomla 3, édité chez Dunod, sort le 23 janvier : « Créez vos sites Web avec Joomla! 3« .

 

J’animerai en mars un séminaire de 3 jours sur le web, son fonctionnement, l’analyse des réseaux sociaux et les nouveaux métiers du web, à l’université Paul Valéry Montpellier III.

 

Comme quoi j’ai quand même bossé 😉 Evidemment, tout ça c’est en plus de mon travail à plein temps et de ma vie de famille 😉

16
Juin 12

votez po pour moi

Intro : L’ADBS est une association régit par un conseil d’administration qui en définit la politique. Les 27 membres de ce conseil d’administration sont élus pour 3 ans et il s’agit aujourd’hui de renouveler un tiers des sièges. Je suis candidat à un poste d’administrateur.

Comme c’est la première fois que je suis candidat, j’ai dû expliquer pas mal de choses aux gens avec qui j’en discutais. Sur plusieurs de ces questions, il m’a été vraiment difficile de répondre, je les partage avec vous :

  • C’est quoi l’ADBS ? Un truc pour les documentalistes ?
  • Ça sert à quoi  d’être membre ?
  • Qui dirige l’ADBS ?
  • Par rapport à nos métiers (j’ai beaucoup d’amis dans  le monde du web), comment l’ADBS peut nous aider ?

 

Étant adhérent, membre du bureau de la délégation Alsace et a priori futur délégué régional, je n’aurais du avoir aucune difficulté à répondre à ces différentes questions. Pourtant, et vous le savez mieux que moi, le fait que l’ADBS traverse une crise identitaire, ne me permet pas d’identifier clairement ses missions et son positionnement. La partie la plus facile concerne les formations. Le contenu et les interventions sont de qualité et comme la majorité de mes interlocuteurs, c’est suffisant pour que j’envisage une formation via l’ADBS.

L'ADBS aujourd'hui ?

L’ADBS aujourd’hui ?

Pour autant, est-ce que l’association ne se résume qu’a ça ? J’ai lu et relu la note rédigée par Loïc Lebigre (que je ne peux diffuser ici). Elle m’apporte quelques éclaircissements. Tout d’abord, l’association devient un observatoire. Chouette, je savoure d’ici toutes les études et autres observations qui me serviront dans mon activité professionnelle. Eh oui, en tant que professionnel de l’information, ce que j’attends d’un observatoire sur mes métiers et mes compétences, c’est avant tout des outils. Je me considère moi même comme un outil de l’ADBS.

Quand je lis qu’il y a un manque de production intellectuelle, je me dis qu’il s’agit d’une association, dont les membres, comme moi travaillent à temps complet et que ce n’est peut être pas évident. Quand je compare avec d’autres associations dans lesquelles je me suis investi, je n’y vois rien d’extraordinaire, c’est même somme toute normale. Par contre, aucune d’entre elle ne regroupait 5000 professionnels d’un métier. En dehors de l’altruisme associatif, la principale raison pour participer à des travaux d’intérêts généraux pour une association est la reconnaissance. Or, l’ADBS n’a pas une image, une notoriété, une réputation, dans ma branche professionnelle, qui me ferait envisager la moindre reconnaissance. Une piste donc, si l’ADBS avait un visage plus attractif qu’une collection de vieux documentalistes esseulés dans un centre de doc qui n’existe même plus (ouh la vilaine caricature), peut être que les bénévoles se montrerait plus actifs.

Pour revenir au point 1.3 de la note de Loïc, je suis assez d’accord avec le manque cruel du a), tout à fait d’accord avec le manque cruel du b) et je trouve que dans l’ensemble, les c) sont mal exploités.

jeunes, circulation de l'information

2 futurs administrateurs de l’ADBS en conf call

Les conclusions du 1.4 et notamment le point sur la culture informationnelle ayant fait l’objet de nombreux échanges sur notre groupe Linkedin, et m’étant exprimé sur le sujet, je n’y reviendrai que très légèrement : il faut que l’ADBS se positionne avec force sur le besoin du développement de la culture informationnelle ! (voilou, c’était léger) Si l’on veut « redorer le blason » comme vous êtes nombreux à le dire, alors il faut être capable de s’affirmer sur des fondamentaux comme celui-ci. Si l’on a un joli observatoire des nos métiers et compétences, faire du lobbying pour la promotion de celles-ci commencent clairement par leur reconnaissance au milieu des maths, français, histoire et cie. Quel jeune fait de l’histoire sans chercher une info sur le web ? Quel jeune rédige un devoir de français sans chercher des références su r le web ? Quel jeune n’a jamais cherché un autre cours de math ou la solution à un problème sur le web ? Bon, il doit en rester quelques-uns, mais franchement…

Alors que se passe t-il ? Comment puis-je gérer des informations toute la journée et n’avoir jamais entendu parler d’une association  qui regroupent 5000 professionnels de l’information.

Les réponses possibles sont simples :

  • soit je vis en autarcie depuis trop longtemps… (en fait, c’est ma principale motivation pour devenir administrateur, comme ça une fois par an je pourrais voir d’autres personnes),
  • soit l’ADBS ne propose rien dont j’ai besoin (j’ai déjà acheté un livre et il y a plusieurs formations qui me tentent, donc ce n’est pas ça),
  • soit l’ADBS ne m’a jamais considéré comme une cible ou n’a jamais cherché à communiquer sur cette cible.

 

Choisir le bon chemin

C’est pourquoi quand je vois que le périmètre de l’observatoire concerne les fonctions qui… sont engagés dans la production, l’exploitation et la valorisation de métadonnées, je m’inquiète. Quid des producteurs de l’information, qui de la gestion des connaissances ? Les outils proposés pour les RH sont bien, mais il manque les fondamentaux tels que fiche métier, référentiel de compétences, grille d’évaluation, etc. Aujourd’hui encore, il n’existe pas d’outil satisfaisant pour évaluer correctement un webmestre ou un veilleur (les stats ont montés, c’est bien, elles ont descendues, c’est pas bien… nombre d’articles dans la revue de presse…). Les indicateurs professionnels ne sont pas opérants et des outils concrets permettraient de proposer des pistes de valorisation des métiers et compétences des professionnels de l’information.

En tant que simple adhérent, je n’ai pas l’impression que les travaux effectués au sein des différents groupes de travail soient palpables. C’est pourquoi concevoir l’observatoire sans prendre une mesure de l’état de la perception des métiers et compétences auprès de tous les adhérents me parait être une mauvaise option. Comment créer de la valeur sur un outil sans y associer les adhérents ? Comment leur demander d’en être le relais ?

Concrètement, idées en vrac

  • De par mon activité, je suis tout à fait disposer à participer au futur groupe de travail sur le site web de l’ADBS.
  • Pourquoi l’ADBS n’organiserait pas son propre salon sur l’information ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas d’héberger les blogs, sites, de thésard en information / documentation ?
  • Pourquoi l’ADBS ne décernerait pas un prix de thèse en infodoc ?
  • Qu’attend l’ADBS pour proposer des certifications professionnelles ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas une assistance à la réalisation de VAP/VAE aux professionnels de l’infodoc ?
  • Pourquoi l’ADBS ne créerait-elle pas un partenariat visible avec ses consœurs européennes ? (certifications européennes en lien avec l’euro-référentiel de compétences, analyse européennes, etc.)

 

Pour conclure, pour un ADBS avec un poil brillant, un oeil vif et un pas alerte, votez pour moi… ou pas.

A très bientôt sur ce sujet de fond, sur lequel, administrateur ou pas, je ne manquerai pas de réagir.

08
Mar 12

L'hebdomatwitt de la 71ème section proposé par Guillaume-Nicolas Meyer

Grâce à la version alpha de Paper.li, je vous propose un hebdomadaire construit à partir des twitts d’une cinquantaine de sources expertes, spécialistes ou pertinentes en Sciences de l’Information et de la Communication.

http://paper.li/guillaume_meyer/infocom-2

La liste twitter qui sert à générer l’Hebdomatwitt de la 71ème section : http://twitter.com/#!/guillaume_meyer/infocom-2

D’un point de vue critique, j’avoue que je suis assez sceptique sur les choix sémantiques de Paper.li en tant qu’outil automatisé de curation pour catégoriser un twitt, mais ça à le mérite de proposer une version assez sympa de l’actu d’une semaine en InfoCom.

N’hésitez pas à me proposer vos sources !

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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