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14
Mar 11

bonbons

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

2 De la kybernêtikê de Google à l’homéostasie de Facebook

2.4 De la nécessité d’une culture informationnelle

Les nouvelles typologies de recherche ont créé un lien de dépendance très fort des utilisateurs vis-à-vis des moteurs de recherche. « Une écrasante majorité d’utilisateurs considère que les résultats donnés par les moteurs de recherche sont fiables et questionne peu la pertinence des résultats. » [BRO 07] Un centre de documentation peut difficilement rivaliser avec Google.

De plus, « Je l’ai trouvé sur Internet » est devenu le nouveau « dicton d’autorité personnelle », selon la formule de Régis Debray, de la cybersphère. [SER 05]

Or, des notions « évidentes » pour chacun comme la confiance, la pertinence, la qualité, la crédibilité et la fiabilité deviennent très vite difficiles à définir dans un cadre d’évaluation de l’information. Et c’est sans compter que « les moteurs de recherche ne sont pas à l’abri des manipulations et de la propagande. » [SIM 09]

Comme le concept de réseau social, les concepts de qualité et d’autorité ne sont pas nouveaux. [RIE 02] « The concepts of quality and authority are not new. » Mais arriver à une pertinence sociocognitive satisfaisante est un processus itératif complexe que nous mettons en œuvre à toutes les étapes de notre vie. De l’enfance à l’analyse stratégique, nous devons régulièrement évaluer la pertinence sociocognitive d’une information et donc accepter de, parfois, nous tromper. Se tromper n’est pas envisageable dans l’approche analytique.

Quand on sait que « La maîtrise de l’information […] est l’une des cinq habiletés essentielles pour pouvoir intégrer le marché de travail dans l’avenir. » [INF 95], on se dit qu’il est grand temps d’opter pour l’approche systémique, qui nous permettra, nous en sommes convaincus de développer une culture informationnelle durable.

« On croyait que le numérique nous apporterait un accès facilité à la connaissance, il n’en est rien. La littératie se complexifie au contraire et l’illusion de la transparence dissimule délégations techniques et intellectuelles. » [LED 10]


[BRO 07] BROUDOUX Évelyne, 2007, « Construction de l’autorité informationnelle sur le web. », accessible [en ligne], http://hal.archives-ouvertes.fr/sic_00120710/, consulté le 16 octobre 2010.

[SER 05] SERRES Alexandre, 2005, « Évaluation de l’information sur Internet, le défi de la formation. », Bulettin des Bibliothèque de France – Paris, t. 50, n° 6, dossier : Formation des usagers, [en ligne], http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2005-06-0038-006, consulté le 10 octobre 2010.

[SIM 09] SIMMONOT Brigitte, 2008, « Être usager de l’information en ligne nécessite-t-il de nouvelles compétences ? », Ch1, p 21-39 in Dinet J. (dir, « Usages, usages et compétences informationnelles au 21ème siècle », Paris : Hemès Lavoisier.

[RIE 02] RIEH, Soo Young, 2002, « Judgment of Information Quality and Cognitive Authority in the Web. », Journal of the American Society for Information Science and Technology, 53(2), 145-161.

[INF 95], Information Literacy Committee, 1995, « Information Literacy », Ocotillo Report ’94, Arizona, USA, Maricopa Center for Learning and Instruction (MCLI), disponible [en ligne] à l’adresse : http://hakatai.mcli.dist.maricopa.edu/ocotillo/report94/rep7.html, traduction disponible [en ligne] sur http://www.ebsi.umontreal.ca/formanet/culture.html, consulté le 12 novembre 2010.

[LED 10] Le Deuff Olivier, 2010, « Nous avons de plus en plus besoin de lecteurs de crânes de licorne », [en ligne], http://www.guidedesegares.info/2010/12/31/nous-avons-de-plus-en-plus-besoin-de-lecteurs-de-cranes-de-licorne/, consulté le 2 janvier 2011.

11
Mar 11

bibliothèque

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

2 De la kybernêtikê de Google à l’homéostasie de Facebook

2.3 Dans la bibliothèque de Google, le rat n’a plus rien à ronger

Nous ne prenons guère de risque en énonçant qu’en milieu scolaire (CDI) un centre de documentation reste pour beaucoup aujourd’hui un lieu inintéressant où végète un « rat de bibliothèque », avec qui, bien souvent, il est difficile de discuter.

Ces difficultés de compréhension sont en grande partie dues aux nouvelles typologies de recherche. On est passé de « Madame, il me faudrait un livre d’histoire récent pour une photo du président des USA. » à un jeune devant un ordinateur qui « cherche une photo du visage de Barack Obama, de grandes tailles, au format JPEG, et dont la licence autorise des modifications. » (lien vers la requête). De plus, Google, le principal moteur de recherche, propose une interface si simple qu’elle ne requiert aucun effort de structuration et de formulation de la demande. Ainsi donc, on saisit « vacances en Laponie » pour trouver aussi bien une agence de voyages spécialisée dans cette destination que pour regarder des photos de rennes tirant un traîneau. Des finalités très différentes et pourtant une formulation identique. Aucun documentaliste n’accepte une requête de ce genre. La première chose qu’il demandera sera de préciser la requête. « Vous cherchez une agence de voyages ou des fichiers multimédias ? »

Le fossé est trop large. D’un côté, nous avons un univers pensé, normalisé et classifié, régi par un professionnel qui inscrit ses démarches dans le temps (conservation) et de l’autre, un monde de l’immédiateté, de l’instant, dans lequel trouver par erreur (effet serendip) est presque devenu une étape incontournable de l’activité de recherche (je ne recherche plus, je navigue). Notre rapport à l’information a tellement évolué depuis la démocratisation du web que « les schèmes cognitifs changent, on ne joue plus de la même manière avec les outils de recherche. » [GAL 08]

On s’aperçoit bien qu’appréhender un centre de documentation sans analyser, cartographier et évaluer les relations qui sont en jeu dans des méthodes pédagogiques, des techniques d’enseignement, des modalités d’évaluation et des activités d’apprentissage, réduit considérablement sa portée et sa compréhension.

L’entropie informationnelle [ERT 03, GAL 02] change notre rapport à l’information, nos façons de la rechercher, de l’évaluer, de la stocker, de l’annoter. L’équifinalité de l’approche systémique permet d’envisager plusieurs chemins pour apprendre la même chose.


[GAL 08] GALLEZOT Gabriel, ROLAND Michel, ARASZKIEWIEZ Jacques, 2008, « La recherche floue » In : Traitements et pratiques documentaires : vers un changement de paradigme ? – Document numérique et Société, Paris, CNAM, France.

[ERT 03] ERTZSCHEID Olivier, GALLEZOT Gabriel, 2003, « Chercher faux et trouver juste, Serendipité et recherche d’information. », CIFSIC, Bucarest 2003 – Atelier D2 – «Communication et complexité ».

[GAL 02] GALLEZOT Gabriel, 2002, « La recherche in silico » In : Chartron G. (dir.) Les chercheurs et la documentation électronique : nouveaux services, nouveaux usages, Edition du cercle de la Librairie, Coll. Bibliothèque.

27
Jan 11

Cette vidéo d’époque (en anglais très compréhensible) illustre bien notre rapport au savoir et aux connaissances quand on était « soumis » à une autorité cognitive provenant directement des bibliothécaires. Attention, c’était « mieux » qu’aujourd’hui dans le sens ou les bibliothécaires personnalisaient au maximum le résultat de votre recherche « je cherche un livre sur la télévision » (dans quel contexte, pour quelle finalité, etc…) par rapport à un moteur de recherche qui va restituer des résultats statistiquement pertinents pour la majorité… On a perdu ça, mais on a gagner la capacité à chercher à partir de n’importe quel point de la planète, de façon mobile.

Ce qui est intéressant dans la vidéo, c’est que finalement, déjà à l’époque, on avait la recherche « full text », une classification hyper élaborée, des « tags » et des signets… qu’est-ce qu’on a inventé ?

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25
Jan 11

Dans le cadre d’une série d’intervention en stratégie web à la European Communication School of Strasbourg (www.ecs-strasbourg.com), je mets  mes interventions à votre disposition.

Ce deuxième cours « comprendre l’information sur le web pour la trouver » a été l’occasion d’expliquer à des étudiants en master en communication, qu’est-ce qui est connecté à quoi en terme d’infrastructures, en termes humains. Le but de mon intervention était de les amener à se poser la question « quoi chercher ? » pour arriver finalement à « comment ? ».

Nous avons abordé la classification de l’information sur le web, l’utilisation massive des tags, la folksonomy, l’infobésité et les mécanismes de sérendipité. Pour arriver à cela, j’ai dû expliquer le changement de paysage informationnel que nous vivons, les mutations de l’auteur et des lecteurs, ainsi que les très communs critères d’évaluation de l’information tels que confiance, autorité, influence, popularité, pertinence, qualité, crédibilité et fiabilité.

Si la première partie est construite à partir de différentes présentations, toute la deuxième partie (slide 18 jusqu’à la fin) est tirée d’une de mes recherches en Sciences de l’Information et de la Communication.

17
Déc 10

Non, non, il ne s’agit pas d’un comparatif de ces outils, mais juste d’une information sur le nouvel agencement du blog. Vous trouverez sur le côté droit la liste de mes derniers liens Diigo (exclusivement sur les sujets d’information et de communication, la liste de mes derniers twitts (tous sujets), et un petit encart présentant la liste des ouvrages que je recommande (varie selon la thématique de l’article affiché).

Sous les articles, vous trouverez la liste des articles que je partage via Netvibes ainsi que les derniers échanges sur le Hub Viadeo « Information et Communication » que j’anime.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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