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27
Mar 14

moule

Après dix ans passé dans le web (web agency, SSII, chez l’annonceur), j’ai eu envie de changer. Programmation, sites web, blogs, e-reputation, analyse des réseaux sociaux, web marketing, stratégie digitale, je me suis beaucoup amusé dans le monde du web. C’est un monde passionnant, tout y évolue très vite, en perpétuelle mutation technique et sémantique, un contexte international ou s’y mêle sociologie des usages, marketing et sciences de l’information et de la communication.

Changement de métier et de région

Cela faisait six ans que nous vivions en Alsace et on s’y plaisait, on y a eu deux de nos enfants, on y a retapé notre maison, eut plein de bons moments. Mais voilà, après quelques mois à scruter les opportunités en Alsace, je n’ai rien trouvé. Et puis je suis tombé, en janvier 2013 sur une offre d’emploi un peu particulière : un poste de manager + une formation de master en management.

Quelques mois, entretiens, et tests plus tard, j’ai été accepté chez ERDF en tant que chef de pôle en Poitou-Charentes. C’est à dire que pour accompagner la prise de poste, l’entreprise me finance un Executive Master en Management, dans une école de commerce. Ma prise de poste, début septembre 2013, à été un peu mouvementée mais pour des raisons logistiques car avec 3 enfants, une maison à déménager et 950 km de distance entre le point d’arrivée et le point de départ, on traverse juste toute la France. Partis de Haguenau (au Nord de Strasbourg), nous avons donc posé nos valises à Marennes (en face de l’ile d’Oléron).

36 000 collègues

Arriver dans une entreprise nationale et faire connaissance avec 36 000 collaborateurs ne se fait pas en quelques mois et je découvre tous les jours des pans nouveaux de l’entreprise. Ensuite, il y a la découverte des métiers, que je ne connaissais pas du tout, nos réseaux électriques et leur complexité, l’électricité, donc mes vagues notions remontaient au collège, tous les matériels qui permettent cela, toutes les compétences nécessaires à l’extension et à la maintenance. Très vite les premiers cours sont arrivés.

Retour à l’école à presque 40 ans

L’alternance c’est un mode d’enseignement nouveau pour moi, j’ai fais un diplôme d’informatique en présentiel, un master en information et communication en enseignement à distance et maintenant un master en management en alternance. Tous les 15 jours, je pars 3 jours sur le campus et redevient étudiant. Mais étudiant en formation continue, c’est toujours un peu particulier, on y arrive avec nos expériences, nos métiers, nos connaissances métiers et terrain, ce qui peut parfois poser problème avec des enseignants qui adoptent la même attitude qu’avec des étudiants en formation initiale. On est une joyeuse promotion, ce qui joue beaucoup sur la qualité des sessions de regroupement.

En six mois, nous avons ingurgité, « environnement économique international », de la comptabilité, les bases du contrôle de gestion, de la fiscalité, du droit du travail, du droit des entreprises, des systèmes d’informations, de la finance… Ouf. Se remettre aux études n’est jamais simple, mais quand en plus il s’agit de matière qu’on a jamais travaillées, ni jamais croisées professionnellement, alors là ça devient franchement compliqué. C’est beaucoup de travail personnel, et, pour peu que le prof soit mauvais, là il faut compenser avec des livres et des échanges avec les autres étudiants. On est en contrôle continu, du coup, on ne peut jamais « relâcher » la pression, il y a toujours un contrôle à l’horizon.

Quelques jours avant Noël, nous avons eu notre quatrième enfant, une petite fille pleine de sourires. Un bébé en formation c’est bien je trouve (c’est la deuxième fois que ça m’arrive), ça oblige à se rappeler et peut être parfois à redéfinir quelles sont les priorités 😉

25
Oct 12

Deuxième partie de mon cours sur l’Analyse des Réseaux Sociaux, hier à l’ISC Paris . Une des particularité de ce cours est que je ne délivre pas de support de cours. Pour que les étudiants aient de la matière, je leur ai proposé d’animer un LiveTweet avec un hashtag spécifique.

Les étudiants des promos 2013 en « Management de l’Information et Communication Digitale« et « Management et Marketing des Technologies de l’Information » ont donc (presque) tous animé le cours de leur tweets.

Vous trouverez ci-dessous le pdf généré par Tweedoc, un logiciel qui permet de compiler et de présenter l’ensemble des tweets émis portant le même hashtag.

11
Oct 12

Au cœur des réseaux sociaux numériques

J’intervenais hier à l’ISC Paris pour la première partie de mon cours sur l’Analyse des Réseaux Sociaux. Une des particularité de ce cours est que je ne délivre pas de support de cours. Pour que les étudiants aient de la matière, je leur ai proposé d’animer un LiveTweet avec un hashtag spécifique.

Finalement, ce n’est pas une, mais deux promotions qui ont suivies mon cours dans des conditions pas évidentes puisque nous nous sommes retrouvés sans WIFI toute l’après-midi, donc sans tweets ou presque. Merci donc aux participants des promotions « Management de l’Information et Communication Digitale » et « Management et Marketing des Technologies de l’Information« .

Comme promis je mettrai bientôt en ligne les supports de cours de l’après-midi.

Vous trouverez ci-dessous le pdf généré par Tweedoc, un logiciel qui permet de compiler et de présenter l’ensemble des tweets émis portant le même hashtag. Quelques bonus dont j’ai effectué la curation dans le train qui me ramenait sur Strasbourg.

 

Les vidéos que vous avez aimé :

Le guide des bonnes manières sur Facebook

 

Social Media Revolution 2012

Un livre à lire

« Dans le labyrinthe, l’évaluation de l’information sur Internet » d’Alexandre Serres, pour tout comprendre sur ce qui se joue sur la toile.

Livre d'Alexandre Serres : Dans le labyrinthe, l'évaluation de l'information sur Internet

22
Nov 11

travailler tout seul à distance

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé si c’était difficile de concilier un travail à temps plein et des études. Je prends ici le temps de vous répondre.

Oui c’est difficile. Je crois qu’il faut être clair : même si vous avez d’excellentes motivations (apprendre, progresser, acquérir de nouvelles compétences, ré-orienter sa carrière, décrocher une promotion), vous ferez face à des périodes plus difficiles que d’autres. Je pense notamment aux périodes d’examens durant lesquelles il faut être conscient que la vie de famille et même la vie sociale est mise de côté.

Pour essayer de vous dresser un portrait le plus subjectif possible 😉 je vais vous parler de mon année dernière : un M1 en Information et Communication effectué en enseignement à distance (EAD) à l’Université Paul Valéry Montpellier III.

Choisir

Choisir une formation à distance

Choisir une formation à distance

Tout commence en général par le choix de la formule : cours du soir, formation à distance, en semi-présentiel, etc. Tout dépend de votre objectif. Pour ma part, l’objectif est clair, je cherche à décrocher un bac +5, soit le niveau master. Pour ceux qui sont perdu depuis la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat), un master 1 (M1) correspond à l’ancienne maîtrise, soit bac+4, mais « n’existe plus » depuis la réforme. Et le master 2 (M2) correspond aux anciens DEA (si vous faite un master de recherche) et DESS (si vous faites un master professionnel). La différence de finalité entre pro et recherche est évidente, si vous voulez travailler, optez pour le parcours pro, le master de recherche n’étant destiné qu’a ceux qui veulent faire de la recherche (en poursuivant en doctorat notamment).

Comme cela faisait plusieurs années que l’idée me travaillait, j’en ai parlé à mon supérieur, qui m’a dit « ok, je te soutiens, mais il ne faut pas que cela impacte ton travail quotidien ». Deal. J’ai donc fais une croix sur toutes les formations en présentiel ou semi-présentiel. J’ai opté pour l’EAD, aussi parce que j’ai un profil d’autodidacte et que bosser seul dans mon coin ne me fait pas peur. L’offre de M1 + M2 dans la discipline des Sciences de l’Information et de la Communication en EAD est rare, j’ai donc jeté mon dévolu sur Montpellier après avoir comparé les offres.

Inscription

Finalement, ce n’est pas tant que ça la croix et la bannière. Ma candidature n’a pas été retenue la première année et l’année suivante ça a été. Ne vous laissez pas impressionner par les dossiers de vingt pages, c’est beaucoup plus facile à remplir qu’il n’y paraît.

L’attente

Pendant un long moment, rien ne se passe, vous êtes inscrit, septembre approche, puis octobre, et tout à coup, c’est le lancement, un peu brutal je dois l’avouer, dans le début de l’aventure. Brutal, parce qu’une fois que les cours sont mis à disposition, il ne vous reste que 2 mois pour rendre vos devoirs dans toutes les UV. Ben oui, avec un démarrage au 15 octobre, il faut tout rendre avec la mi décembre. Le temps que les profs corrigent les copies et que vous ayez les notes, c’est le début du deuxième semestre. On est donc loin de l’ambiance « fac » avec des partiels dans 4 mois… drôle de semestre.

Côté boulot

les enjeux personnels de la formation continue

les enjeux personnels de la formation à distance

Du côté de votre entreprise maintenant, les choses peuvent se compliquer. Moi j’ai joué la carte de la transparence, j’ai demandé une prise en charge de la formation aux RH et j’ai averti mes collègues de mes études. Si la plupart n’en ont rien eut à faire, un ou deux étaient admiratifs, comprenant que c’était beaucoup de travail et d’autres, un ou deux aussi, l’ont mal vécu (et continue à mal le vivre). Ben oui, si vous prenez du recul, vous allez avoir un diplôme et donc à plus ou moins court terme, vous allez progresser, voire accéder à des postes que certains collègues convoitaient peut être. Du coup, attendez-vous à des remarques désobligeantes, voire des coups en traître de la part de certains. Pour eux, c’est une déclaration de guerre ouverte (il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire ou à dire).

Si vous avez un chef réticent, seul le temps vous permettra de le convaincre. Amenez de nouvelles compétences, proposez de nouvelles choses, montrez comment votre formation peut être pratiquement utile pour l’entreprise.

Côté RH, mon entreprise n’a pas souhaité prendre en charge ma formation, ni m’attribuer des heures de formation pour mes examens, ni prendre en charge mes frais de déplacement (Strasbourg-Montpellier)… donc, je me démerde tant bien que mal.

Edito 2013 : et donc la suite logique, c’est que j’ai changé d’entreprise.

Le quotidien

En tout premier lieu, faites un deal avec votre conjoint, sinon ce sera vite l’enfer à la maison. Quand j’ai envisagé la formation, la première chose que j’ai fait, c’est demander à ma femme si ça allait être jouable. Quand elle m’a dit OK, on a fixé ensemble des règles : ne pas bosser tous les soirs, du temps pour elle et les enfants le week-end. J’ai également expliqué à ma plus grande (4 ans) que papa allait faire des études pour un diplôme et que ça allait lui prendre du temps.

Au début, j’essayais de travailler en rentrant du travail, ce qui bien sur était impossible. Les enfants ont envie de vous voir, il y a plein de truc à faire et même si votre conjoint veut bien assumer votre part de boulot, la maison ne tourne pas toute seule. Du coup, moi j’étais frustré de ne pas avancer et eux frustrés de savoir papa à la maison mais pas dispo. Au bout d’un mois, il y a eu la naissance de notre troisième enfant, ça a été l’occasion de s’organiser. Je bossais le soir dès qu’ils étaient tous couchés.

Pour optimiser mon temps, je me suis mis à travailler le matin et le soir dans le train (environ 25 minutes) et sur l’heure de midi, en allant à la bibliothèque. Du coup, ça me dégage plus de temps libre en famille.

Arrangez-vous aussi très vite pour rentrer en contact avec les autres étudiants. Ce sera bien malheureux si aucun d’entre vous n’a les compétences pour monter un forum. Cet outil vous sera très utile car c’est un lieu d’échange important. Mutualisez toutes les infos et les retours des profs (chacun les contacte de son côté).

L’aboutissement

Diplome master information et communication

Diplome master information et communication

Le relevé de notes du deuxième semestre est libératoire, quelle qu’en soit l’issue. J’ai finalement obtenu mon M1 avec la mention Bien, ce qui m’a permis d’intégrer le M2 de recherche.

Aujourd’hui, malgré l’obtention de mon M1 et des bons résultats, malgré l’apport de nouvelles compétences dans le service et l’entreprise (j’ai introduit le mindmapping, réaliser des cartographies d’informations importantes dans le cadre d’une communication de crise), malgré la publication de mon livre sur Joomla, le DG n’a pas souhaité me soutenir pour le M2. Il n’y a également pas de perspective d’évolution à l’horizon.

Edito 2013 : en fait les perspectives sont à créer, il faut donc envisager de consacrer du temps après le diplôme (ou pendant) à sa future carrière.

Tout ça pour vous dire qu’un diplôme supplémentaire n’est pas le garant d’une augmentation ou d’un nouveau poste sur mesure. Il vous faut envisager de changer de service (si c’est un diplôme dans un autre corps de métier que le vôtre), voire de changer d’entreprise (c’est finalement ce que j’ai fait).

08
Juin 11

livre ouvert

Quand on me pose la question « pourquoi veux-tu faire de la recherche en Sciences de l’Information et de la Communication ? », je fais invariablement la même réponse. Je me propose de la partager avec vous.

Les Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) sont une discipline jeune au regard des mathématiques ou de la médecine. Pour autant la communication est une constante anthropologique. Comme disais Yves Winkin n’importe quel élément de temps, de lieu, de cadre [etc.] […] est susceptible d’être un élément de communication […]

Le fait de n’être reconnue comme discipline que tardivement n’enlève rien à l’existence de longue date de cette science par définition transverse. Ce qui me plait c’est justement la multitude de points d’accroche de cette discipline. Je vais sans doute faire bondir les puristes, mais au final, pour un curieux, ce qui est extraordinaire, c’est de pouvoir étudier l’anthropologie, l’ethnologie, la psychologie, la sociologie, la linguistique, l’informatique, les sciences cognitives, les sciences de l’éducation, les neurosciences, le tout, sans jamais sortir de sa discipline.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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