Articles liés au mot-clé ‘maîtrise de l’information’

16
Juin 12

votez po pour moi

Intro : L’ADBS est une association régit par un conseil d’administration qui en définit la politique. Les 27 membres de ce conseil d’administration sont élus pour 3 ans et il s’agit aujourd’hui de renouveler un tiers des sièges. Je suis candidat à un poste d’administrateur.

Comme c’est la première fois que je suis candidat, j’ai dû expliquer pas mal de choses aux gens avec qui j’en discutais. Sur plusieurs de ces questions, il m’a été vraiment difficile de répondre, je les partage avec vous :

  • C’est quoi l’ADBS ? Un truc pour les documentalistes ?
  • Ça sert à quoi  d’être membre ?
  • Qui dirige l’ADBS ?
  • Par rapport à nos métiers (j’ai beaucoup d’amis dans  le monde du web), comment l’ADBS peut nous aider ?

 

Étant adhérent, membre du bureau de la délégation Alsace et a priori futur délégué régional, je n’aurais du avoir aucune difficulté à répondre à ces différentes questions. Pourtant, et vous le savez mieux que moi, le fait que l’ADBS traverse une crise identitaire, ne me permet pas d’identifier clairement ses missions et son positionnement. La partie la plus facile concerne les formations. Le contenu et les interventions sont de qualité et comme la majorité de mes interlocuteurs, c’est suffisant pour que j’envisage une formation via l’ADBS.

L'ADBS aujourd'hui ?

L’ADBS aujourd’hui ?

Pour autant, est-ce que l’association ne se résume qu’a ça ? J’ai lu et relu la note rédigée par Loïc Lebigre (que je ne peux diffuser ici). Elle m’apporte quelques éclaircissements. Tout d’abord, l’association devient un observatoire. Chouette, je savoure d’ici toutes les études et autres observations qui me serviront dans mon activité professionnelle. Eh oui, en tant que professionnel de l’information, ce que j’attends d’un observatoire sur mes métiers et mes compétences, c’est avant tout des outils. Je me considère moi même comme un outil de l’ADBS.

Quand je lis qu’il y a un manque de production intellectuelle, je me dis qu’il s’agit d’une association, dont les membres, comme moi travaillent à temps complet et que ce n’est peut être pas évident. Quand je compare avec d’autres associations dans lesquelles je me suis investi, je n’y vois rien d’extraordinaire, c’est même somme toute normale. Par contre, aucune d’entre elle ne regroupait 5000 professionnels d’un métier. En dehors de l’altruisme associatif, la principale raison pour participer à des travaux d’intérêts généraux pour une association est la reconnaissance. Or, l’ADBS n’a pas une image, une notoriété, une réputation, dans ma branche professionnelle, qui me ferait envisager la moindre reconnaissance. Une piste donc, si l’ADBS avait un visage plus attractif qu’une collection de vieux documentalistes esseulés dans un centre de doc qui n’existe même plus (ouh la vilaine caricature), peut être que les bénévoles se montrerait plus actifs.

Pour revenir au point 1.3 de la note de Loïc, je suis assez d’accord avec le manque cruel du a), tout à fait d’accord avec le manque cruel du b) et je trouve que dans l’ensemble, les c) sont mal exploités.

jeunes, circulation de l'information

2 futurs administrateurs de l’ADBS en conf call

Les conclusions du 1.4 et notamment le point sur la culture informationnelle ayant fait l’objet de nombreux échanges sur notre groupe Linkedin, et m’étant exprimé sur le sujet, je n’y reviendrai que très légèrement : il faut que l’ADBS se positionne avec force sur le besoin du développement de la culture informationnelle ! (voilou, c’était léger) Si l’on veut « redorer le blason » comme vous êtes nombreux à le dire, alors il faut être capable de s’affirmer sur des fondamentaux comme celui-ci. Si l’on a un joli observatoire des nos métiers et compétences, faire du lobbying pour la promotion de celles-ci commencent clairement par leur reconnaissance au milieu des maths, français, histoire et cie. Quel jeune fait de l’histoire sans chercher une info sur le web ? Quel jeune rédige un devoir de français sans chercher des références su r le web ? Quel jeune n’a jamais cherché un autre cours de math ou la solution à un problème sur le web ? Bon, il doit en rester quelques-uns, mais franchement…

Alors que se passe t-il ? Comment puis-je gérer des informations toute la journée et n’avoir jamais entendu parler d’une association  qui regroupent 5000 professionnels de l’information.

Les réponses possibles sont simples :

  • soit je vis en autarcie depuis trop longtemps… (en fait, c’est ma principale motivation pour devenir administrateur, comme ça une fois par an je pourrais voir d’autres personnes),
  • soit l’ADBS ne propose rien dont j’ai besoin (j’ai déjà acheté un livre et il y a plusieurs formations qui me tentent, donc ce n’est pas ça),
  • soit l’ADBS ne m’a jamais considéré comme une cible ou n’a jamais cherché à communiquer sur cette cible.

 

Choisir le bon chemin

C’est pourquoi quand je vois que le périmètre de l’observatoire concerne les fonctions qui… sont engagés dans la production, l’exploitation et la valorisation de métadonnées, je m’inquiète. Quid des producteurs de l’information, qui de la gestion des connaissances ? Les outils proposés pour les RH sont bien, mais il manque les fondamentaux tels que fiche métier, référentiel de compétences, grille d’évaluation, etc. Aujourd’hui encore, il n’existe pas d’outil satisfaisant pour évaluer correctement un webmestre ou un veilleur (les stats ont montés, c’est bien, elles ont descendues, c’est pas bien… nombre d’articles dans la revue de presse…). Les indicateurs professionnels ne sont pas opérants et des outils concrets permettraient de proposer des pistes de valorisation des métiers et compétences des professionnels de l’information.

En tant que simple adhérent, je n’ai pas l’impression que les travaux effectués au sein des différents groupes de travail soient palpables. C’est pourquoi concevoir l’observatoire sans prendre une mesure de l’état de la perception des métiers et compétences auprès de tous les adhérents me parait être une mauvaise option. Comment créer de la valeur sur un outil sans y associer les adhérents ? Comment leur demander d’en être le relais ?

Concrètement, idées en vrac

  • De par mon activité, je suis tout à fait disposer à participer au futur groupe de travail sur le site web de l’ADBS.
  • Pourquoi l’ADBS n’organiserait pas son propre salon sur l’information ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas d’héberger les blogs, sites, de thésard en information / documentation ?
  • Pourquoi l’ADBS ne décernerait pas un prix de thèse en infodoc ?
  • Qu’attend l’ADBS pour proposer des certifications professionnelles ?
  • Pourquoi l’ADBS ne proposerait pas une assistance à la réalisation de VAP/VAE aux professionnels de l’infodoc ?
  • Pourquoi l’ADBS ne créerait-elle pas un partenariat visible avec ses consœurs européennes ? (certifications européennes en lien avec l’euro-référentiel de compétences, analyse européennes, etc.)

 

Pour conclure, pour un ADBS avec un poil brillant, un oeil vif et un pas alerte, votez pour moi… ou pas.

A très bientôt sur ce sujet de fond, sur lequel, administrateur ou pas, je ne manquerai pas de réagir.

07
Juil 11

femme en train de lire

Ce jeudi, ce n’est pas un livre que je vous présente mais une publication de l’UNESCO à l’usage des sociétés du savoir : Introduction à la maîtrise de l’information par Forest Woody Horton, Jr.

Ce document réalisé dans le cadre du PIPT (Programme Information Pour Tous) a été publié en 2007. Il annonce dès l’avant-propos que la « maîtrise de l’information » (information literacy) est devenue un nouveau paradigme dans le paysage de l’information et de la communication et qu’il s’agit d’un moyen de permettre aux gens, sur tous les chemins de la vie, de chercher, d’évaluer, d’utiliser et de créer l’information pour des objectifs personnels, sociaux, professionnels et éducationnels.

Pour l’UNESCO, qui se réfère à la proclamation d’Alexandrie, la maîtrise de l’information est un outil qui doit permettre de construire les sociétés du savoir de demain.

Concrètement, apprendre à rechercher, à extraire,à organiser, à analyser, à évaluer et à stocker une information, bref à maîtriser l’information, permet à un individu, tout au long de sa vie, de prendre des décisions judicieuses en temps opportun sur tous les plans de son existence : personnelle et familiale, santé, bien-être, éducation, emploi, citoyenneté.

Onze etape

Pour l’auteur la capacité individuelle de chacun à adopter des attitudes d’apprentissage efficaces est la clé. Comme il le présente et l’explicite dans sa publication, il existe des centaines de définitions de la maîtrise de l’information. Celle qu’il nous présente fait état de onze étapes du cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information.

Pour ma part, dans les regroupements que j’ai opéré pour la construction de ses autorités cognitives, je retrouve ces onze étapes, notamment la septième « savoir comment organiser, analyser, interpréter et évaluer l’information, y compris la fiabilité des sources » et la neuvième « savoir comment utiliser l’information pour résoudre un problème, prendre une décision ou satisfaire un besoin. »

Ce que l’auteur ne dit pas et un lecteur débutant en SIC pourrait n’avoir aucune idée sur le sujet, c’est le temps réel de réalisation de ces étapes. A mon sens, le questionnement suivant « quels films se jouent ce soir au cinéma à côté de chez moi », la requête utilisée par la personne pour trouver l’information dans un moteur de recherche, faire son choix et se servir de l’information (inviter des amis à la séance par exemple) peut prendre moins de 3 minutes.

La dixième étape « savoir préserver, stocker, réutiliser, enregistrer et archiver l’information en vue de son utilisation future » est éminemment importante, puisque la redocumentarisation est une des clés essentielles permettant de passer d’une information à une connaissance.

La description du cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information et sa représentation schématique (annexe B) se révèle donc extrêmement intéressante, et je conseille donc sa lecture à tout étudiant ou amateur sur le sujet.

Télécharger le manuel (en anglais ou en français) sur le site de l’UNESCO (103 pages en PDF, rubrique « publications »).

En complément de lecture je vous propose le document « Vers des indicateurs de la maîtrise de l’information » publié également par l’UNESCO (en anglais ou en français, 44 pages en PDF).

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

Curriculum Vitae

CV de Guillaume-Nicolas Meyer

Guillaume-Nicolas Meyer QR Code

Khan Academy Ambassador

Dernières publications



Mémoire de recherche sur l'évaluation de l'information sur le web

Mon dicton du moment

"Ceux qui sont pleins de certitudes devraient avoir un doute..."

Le journal des SIC vient de paraître

Plus de 500 tweets et retweets en 1 an !