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19
Mar 13

Surcharge informationnelle

Le web est un espace dans lequel les services proposés peuvent voir leur consommation littéralement exploser suite à l’adoption massive par les utilisateurs. Quel est le lien avec la surcharge informationnelle ? Cela à t-il une incidence sur nos capacités à évaluer l’information trouvée sur Internet ?

surcharge informationelle : géolocalisationLa société Socialnomics aime à rappeler dans ses vidéos de présentation que pour réunir 50 millions d’utilisateurs, il a fallu 38 ans au média radio, 13 ans au média télévision et 4 ans au média Internet. Quand dans notre histoire avons-nous vu un service passer de 10 à 700 millions d’utilisateurs en moins de 10 ans ? C’est le cas de Facebook . Les principales fonctionnalités plébiscitées par les utilisateurs, sont jeunes : LinkedIn, le réseau social professionnel n’a que 9 ans, Facebook a 8 ans, YouTube, le deuxième moteur de recherche au monde, a 7 ans, Twitter a 6 ans en 140 caractères, et Google+ tout juste un an.

Alors la difficulté réside non seulement dans le changement d’échelle quasi entropique de la production de documents numériques mais également dans la vitesse de mutation des usages. Et dans ce cas, la loi de Moore est dépassée. En 1965, Gordon Moore, co-créateur d’Intel, fait un postulat empirique : les capacités des terminaux, des serveurs et des réseaux doublent tous les 18 mois et corrélativement, cela entraîne une diminution proportionnelle des coûts.

Plusieurs économistes gageaient que le modèle économique des industries liées à Internet serait basé sur cette théorie. Or des sociétés comme Twitter ou Facebook n’ont pas ce genre de modèle économique, tout simplement parce qu’à leur création elles n’avaient pas de modèle économique. Créé par pulsion au lieu de l’analyse d’un marché, les services qu’ils ont proposés ont répondu à un besoin qui n’avait pas été encore anticipé.

Pour preuve de la décorrélation entre la loi de Moore et les économies liées à Internet, il suffit d’observer l’évolution de la courbe du nombre de noms de domaine depuis 1995 fournit par le site Netcraft (vue linéaire). On y voit, de façon assez visible, que la progression se fait par à coup brutaux.

Un univers en extension

Surcharge informationnelle : How Big is the InternetAucun moteur de recherche n’est en mesure de quantifier précisément le nombre de pages accessibles sur le web. Le site « The Next Web » nous fournit une infographie pour nous rappeler à quel point le web est vaste et à quelle vitesse le nombre de pages progresse.

 Lors de la première indexation officielle de Google, le fameux moteur de recherche recense près de 26 millions de pages, deux ans plus tard, le cap du milliard de pages est franchi. En sachant qu’il peut y avoir plusieurs URL (chemin d’accès) pour une même page (objet informationnel unique), les professionnels du web proposent un ratio de 10 URL pour 1 page tandis que le site TechCrunch propose lui un ratio de 25 URL pour 1 page. Soit, 588 pages uniques par domaine pour le premier et 235 pages uniques par domaine pour le second. Que l’on opte ensuite pour l’un ou pour l’autre, l’évolution du nombre de pages indexées sur la période 2008-2012 est la même, soit 21%.

Si l’on applique le ratio des professionnels du web sur le nombre de domaines évalué en juin 2012 à 697 089 482 , on arrive à près de 410 milliard de pages (697089482 noms de domaines x 588 pages par nom de domaine = 409 888 615 416 pages).

 En juin 2011, soit il y a tout juste un an, Cisco estimait qu’il faudrait 7 millions de DVD pour stocker la somme d’informations correspondant au trafic global d’Internet… pendant 1 heure.

Comment peut-on encore penser que la surcharge informationnelle et donc cognitive, n’a pas d’effet sur nos capacités à évaluer l’information sur internet ?

Concocté à partir du mémoire de recherche « Évaluer l’information sur le web, peut-on arriver à une pertinence sociocognitive satisfaisante ?« .

09
Déc 11

Cartographie Linkedin, contact Isabelle Guyot

Dans les Labs de LinkedIn, le réseau social professionnel qui revendiquent 135 millions de membres à travers le monde, se trouve un outil intéressant mais plutôt gadget : LinkedIn maps.

Vous lui passez votre compte et l’application va cartographier l’ensemble de vos contacts, les évaluer, et les répartir dans un graphe avec un « poids » correspondant au nombre de contact de l’individu. On peut regretter que l’application ne tiennent pas compte du nombre de publications sur LinkedIn, de commentaires dans les différents groupes, etc.

Cartographie Linkedin, contact Isabelle Guyot

Coucou Isabelle Guyot de l'ADBS

Je ne sais pas comment l’application « place » les gens dans telle ou telle sphère. J’ai beaucoup de contacts doctorants ou Maître de Conférence, je m’attendais à ce qu’ils soient tous dans la même sphère, mais pas du tout. Du coup, avec le rendu proposé par l’application, j’ai nommé les quatre sphères principales en :

  • Social Media,
  • Information et Communication,
  • Gestion des connaissances,
  • Analyse des usages.

On retrouve en « Social Media » tous les community manager et assimilés, les pros du web et compagnie; dans « Information et Communication« , les spécialistes des sciences éponyme; dans « Gestion des connaissances« , un petit peu de knowledge manager et beaucoup de bibliothécaires et documentalistes ; et dans « Analyse des usages« , les psychologues, pédagogues, sociologues, etc.

Je trouve que quelques personnes ne sont pas bien positionnées, mais globalement, ça se tient. J’ai « taggué » mes contacts dans LinkedIn pour les retrouver plus facilement, mais je ne sais pas dans quelle mesure c’est pris en compte par l’application. On est complètement dans les « écritures de soi » d’Olivier Le Deuff dont je vous parlais hier.

Pour naviguer dans la carte, cliquez dessus pour arriver dans l’espace LinkedIn Labs puis une deuxième fois pour pouvoir accéder aux informations de mes contacts (au survol de la souris).

Cartographie de mes contacts linkedin 2011

Cartographie de mes contacts linkedin 2011

Je m’aperçois aussi que la carte est vraiment séparée en deux. D’un côté j’ai la sphère « bleue », bien identifiée et cadrée et de l’autre, un peu plus fouilli, les autres sphères, plus imbriquées, mélangées. J’ai une théorie là-dessus. A droite se trouve essentiellement des professionnels du secteur privé (chef de projet web, community manager, webmarketer, etc.) et à gauche ceux du secteur public (doctorant, Maître de Conférences, Professeurs, chercheurs). Je trouve que la sphère « pro » a des profils en général mieux renseigné, plus précis, peut-être parce que pour eux leur profil est une vraie carte de visite. Ils ont un vrai besoin d’efficacité. Peut-être donc que l’application les « lit » plus facilement.

Comme quoi, l’homme est un document comme les autres.

06
Juin 10

Je m’interroge souvent sur ma présence sur un réseau social : pourquoi j’y suis, pourquoi j’interviens sur tel ou tel sujet ? Quel que soit l’angle d’introspection, il faut bien reconnaître que la réponse est toujours la même : je me montre. Je projette mon moi virtuel, je me mets en avant et surtout je cultive l’image que j’ai façonné. Comme tout un chacun, j’aime qu’on remarque mes compétences, qu’on réponde à mes messages, etc. Pour autant, est-ce que c’est faire le paon ?

J’en vois déjà, qui se sentent un peu blessé, me répondre : « moi j’y suis parce que je cherche du travail », « moi c’est dans un cadre professionnel, je suis commercial ». Bien sur, on a tous de bonnes raisons d’y être. J’y suis aussi parce que dans le monde du web, il est de bon ton d’être inscrit sur au moins une plate-forme de réseau social, ne serait-ce que pour voir comment il fonctionne. Mais ce n’est pas la seule raison. Au fond, on a tous envie d’être reconnu comme compétent sur tel ou tel sujet, c’est ainsi qu’on mets en avant nos savoirs-faire plus que nos savoir-être d’ailleurs.

Tout le monde ment sur un réseau social, même un tout petit peu en mettant une photo flatteuse plutôt que le reflet exact de la réalité. Les systèmes sont faits d’un côté pour rassurer sur l’exactitude des données : je choisi mon diplôme dans une liste prédéfini, dans une liste d’université prédéfini, les autres diplômés peuvent me voir et me « bannir », etc. Et en même temps, comme sur wikipedia, n’importe qui peut dire n’importe quoi. Il suffit de se créer un compte sous un faux nom, de s’inventer des fausses expériences dans de fausses entreprises et le tour est joué pour aller à la pêche (phishing par exemple).

Mes questions : comment arriver à être soi même sur une plate-forme virtuelle ? Se vendre (parce qu’on cherche du travail, un stage, des clients…) sans trop mentir, sans trop oublier la réalité ?

Pour les critiques, voici mon profil, récemment mis à jour sur Viadeo et Linkedin. J’ai essayé de le faire sobre et authentique… à voir.

Après treize années d’expériences dans des secteurs aussi divers que l’industrie, les études économiques, la grande distribution, l’armée, la téléphonie mobile, l’action sociale et aujourd’hui l’énergie, ma perception de l’environnement stratégique de la communication s’est profondément enrichie et modifiée. Bien que spécialisé dans la communication web, j’ai la chance de travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire, ce qui me permet d’avoir une vision générale de la communication d’entreprises.

Mon principal travail reste de synthétiser l’intelligence collective d’un groupe pour faire émerger les savoirs et les compétences de chacun et transmettre la meilleure information possible. Trouver qui peut faire quoi et comment, sans parfois que l’individu ou le groupe le sache est un exercice qui demande patience et longueur de temps (merci Jean de la  Fontaine) mais qui se révèle au final extrêmement gratifiant.

Concevoir et mettre en place un système d’information et de communication (SIC) est toujours un défi de recherche, d’appropriation, de compréhension et d’amélioration permanente et j’adore ça. Le web et ses évolutions me force à faire beaucoup de veille et à rester au contact de tout un tas de disciplines : ergonomie, webdesign, outils CMS, théorie des systèmes, veille, sémantique, SEO, positionnement, réseaux sociaux, community management, intelligence économique…

L’approche globale (systémique) d’un SIC est passionnante car elle permet une découverte constante des spécificités de tel ou tel métier et une perpétuelle remise en question.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 44 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe. Manager en Ressources Humaines, je suis également chercheur en sciences humaines et sociales, et doctorant en sciences de gestion. Je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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