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12
Juil 10

le web 2.0 est mort, fini l'adolescence

C’est dans les bacs, les spécialistes le savent… le web 2.0 est mort ou en passe de l’être… Pour autant, a t-il jamais existé ?

On nous rabâche les oreilles depuis 2005 de ce web 2.0 et il y a toujours autant de gens qui disent n’importe quoi. « Oui, le web 2.0 c’est les nouvelles technologies ! » Faux ! Les technologies n’ont pas évoluées, c’est juste leur usage qui a changé. Ce qui fait que bien vite des experts se sont posés la question suivante :

Phénomène réel reposant sur un changement technologique et une rupture d’échelle liée la croissance du nombre d’utilisateurs ou récupération marketing de technologies anciennes rafraichies par un nouvel engouement public ?

Hors les premiers à nous en parler, comme Fred Cavazza conclut aujourdh’ui :

Oui il y a bien eu des grands tournants mais les fondamentaux de l’internet de 2010 étaient déjà présents en 2000.

Hors donc, le web à évoluer, oui, et il va continuer à le faire. Mais le web, c’est comme un individu : vous n’êtes pas Raymond 72.0, vous êtes Raymond.  Même si Raymond est né (1.0), qu’il a appris à manger(2.0), à marcher (3.0), à parler (4.0), à lire (5.0)…. et à re-porter des couches à un âge avancé (Raymond 71.0)…. c’est toujours Raymond.

Pour le web, c’est pareil. Les nouveaux usages, le nombre impressionnant d’utilisateurs, les interfaces graphiques de plus en plus riches, toutes ces évolutions ont profondément transformer notre écosystème médiatique et notre rapport à l’information.

Prenons le cas de Facebook ou de Twitter. Techniquement, il n’y a rien de nouveau, il s’agit de page personnalisée accessible par login et mot de passe qui affiche du texte et des liens… fondamentalement, c’est le web d’il y a vingt ans.

Si on fait le parallèle avec un individu, le web sort de son adolescence. Après s’être cherché pendant des années (les services les plus innovants et à la croissance exponentielle n’ont pas de business model), le web décide enfin de choisir une orientation. A la question « qu’est-ce que tu feras quand tu seras grand ? », le web répond aujourd’hui « je serais social !« .

C’est pour cela qu’explose de nouvelles professions comme « community manager », consultant en e-influence, gestionnaire de e-reputation, etc… Les marques l’ont bien compris la e-reputation a intégré toute les stratégies de Risk Management et le crowdsourcing n’est plus un mot dont les cadres recherchent le sens (enfin normalement).

Or donc, je suis ravi d’annoncer que le web 2.0 est mort, fini l’adolescence. Il va enfin devenir adulte. J’espère que son âge de raison lui permettra d’offrir les grands mythes de sa conception à l’humanité :

  • un accès aux savoirs pour tous,
  • des échanges planétaires au delà des langues (le fameux web de Babel),
  • la démos-cratie participative (intelligence collective et plus manipulation de masse).

Ce qui devrait passer par :

  • la refonte complète du réseau Internet qui a plus de 35 ans,
  • la mutation des tag cloud et folksonomy en liens sémantiques,
  • la disparition des agrégateurs au profit de filtres personnalisés et éthiques,
  • la réintroduction de gatekeepers pour éviter, prévenir ou amenuiser les phénomènes de contagion virale et de manipulation des masses,
  • un réinvestissement de l’information (ce qui est important est le message, pas ses métadonnées, méta-informations, tags, modes d’indexation…).

Sources :

27
Août 09

Je suis un influenceur… mon blog reçoit plein de visites, j’apparaît en première page d’un moteur de recherche, j’ai des tonnes de commentaires, je suis sur wikio, on m’envoies plein de mails pour me poser des question sur des sujets précis et j’influence les gens de mon savoir et de mes connaissances.

Je suis un influenceur, je bookmark, je backlink, je trackback, je retwitt, je post, je RSS, je MMS, j’annote, je commente, je transmets, j’échange… je, je, je… Mais au final, qu’est-ce que JE fais vraiment ? En quoi mon avis est-il plus important que celui de votre voisin, de votre meilleur ami, ou du blogueur d’à côté ?

Je suis un influenceur parce que je transfère une information à mon réseau ? Non bien sur, transmettre une information à des gens valorise l’individu, flatte l’égo et le surmoi, mais ne fais pas l’influenceur, sinon je ne serais pas plus un influenceur que la commère du quartier qui raconte les histoires de chacun au coin de la rue.

Je suis un influenceur parce que je transmets une information de qualité ? Non, je diffuse informations et désinformations avec le même élan, l’essentiel étant de poster un maximum, de buzzer. Je ne vérifie pas mes sources car cela nécessiterait de réelles compétences sur les sujets que j’affirme maîtriser et en plus ça prend du temps. Peut être même qu’on a choisi de m’envoyer la dite information parce qu’« on » (un individu, un système, un logiciel) sait que je vais la relayer avec plaisir.

Alors je ne suis pas un influenceur… ?!?
Je suis un influencé, un électron pixelisé qui évolue dans un univers chaotique et qui me contente de relayer une information le plus vite possible pour avoir le sentiment d’exister.

Mais au moins je suis immortel.
Il est vrai qu’en multipliant mon moi sur autant de plate-forme qu’il en existe, en m’inter-connectant partout où je peux, je m’offre l’immortalité d’apparaître ad æternam dans les résultats des moteurs de recherche dont les résultats me survivront…

PS : Il n’y a aucune intention de blesser qui que ce soit, ni de dresser un portrait dramatique des bloggeurs, twitters, facebookers et autres participants aux agrégateurs de contenu que sont ces fantastiques outils, mais juste de réveiller peut être une lumière d’autocritique, de remise en question des informations qui nous parviennent, parce que tous ensemble nous faisons le web, alors autant le faire proprement.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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