Articles liés au mot-clé ‘Google’

09
Juil 12

En fait la réponse est simple : en leur apprenant à bien chercher. Quand on est un professionnel du web, on connaît ses astuces, mais pas forcément quand on est un jeune chercheur en histoire, mathématiques, philosophie ou physique.

08
Déc 11

la formation aux cultures numériques

La formation aux cultures numériquesJe viens de finir le livre d’Olivier Le Deuff « La formation aux cultures numériques. Une nouvelle pédagogie pour une culture de l’information à l’heure du numérique ». Bon, je ne vous fais pas la promo du livre parce qu’on a mangé ensemble la semaine dernière, mais bien parce qu’il faut le lire. Convaincu comme lui que la fameuse génération Y, bien que très utilisatrice de tout ce qui ce fait sur le web aujourd’hui, n’a pas forcément de culture de l’information, Olivier le Deuff propose un nouveau modèle pédagogique permettant de s’adapter à notre civilisation numérique toujours en construction.

Après une définition de la culture à l’heure du numérique, l’auteur présente les six principaux enjeux que sont la déformation, les infopollutions, le double numérique, la crise de l’autorité face à la popularité, la surveillance participative et la crise de l’attention. Il s’attaque ensuite aux mythes en vigueur. Les fameux « digitales natives » sont passés au crible les « why », les « millenials », jusqu’à « l’homo zappiens » (encore plus numérique que la matrice). Maintenant qu’on a l’individu, qu’est-ce qu’on peut lui concocter comme connaissance. Le chapitre 4 revient abondamment sur les différentes littératies : information literacy, computer literacy, critical literacy, library literacy, digital literacy et j’en passe.

Ceci nous permet d’arriver aux écritures de soi, le cœur du livre.  Pour l’auteur, « la question de l’identité numérique consiste surtout en une gestion de sa présence en ligne ». S’opposant au « personnal branding », Olivier le Deuff prône « Une culture de soi qui pourrait être développée afin que l’individu puisse garder un regard extérieur et critique sur ces actions. » Ça me semble en effet essentiel à l’heure ou chaque étude qui sort sur la perception de l’information sur le web fait apparaître que les gens ont du mal à évaluer l’information (si c’est dans Google, c’est que c’est vrai).

La formation aux cultures numériquesAu niveau des réformes à mettre en place, il tacle généreusement le B2I (une vraie supercherie selon moi) en arguant que « plus ce genre de système donne l’impression que les élèves maîtrisent un grand nombre de savoirs, plus le contact du terrain démontre au contraire un effondrement de ces connaissances de base. »

C’est donc un livre que je vous recommande, qui se lit très vite et qui, en passant par Bourdieu, Kant et Foucault, vous permettra d’avoir un regard critique sur les évidences du numérique.

01
Déc 11

Couverture du livre Vu, lu, su

Une fois n’est pas coutume, le livre du jeudi sera consacré à un livre que je n’ai pas lu… normal, il n’est pas encore paru. Il s’agit de « Vu, lu, su » de Jean-Michel Salaün.

A partir de l’histoire du document et de son analyse tridimensionnelle, le livre propose un éclairage différent de ceux qui se discutent sur le Web. On y constate que cette invention du Britannique Tim Berners-Lee prend la suite des efforts d’indexation systématique lancés à la fin du XIXe, modifiant le document lui-même dans ses trois dimensions : la forme, le contenu et la fonction de transmission. Le Web est alors un média comme un autre, s’inspirant du modèle de la bibliothèque et de celui de la radiotélévision pour répondre aux aspirations documentaires d’une société qui a changé en profondeur. Les anciens médias eux-mêmes élargissent leur vocation en devenant des « industries de la mémoire » par l’archivage numérique continu et public de leur production. Les nouveaux venus, Apple, Google, Facebook, privilégient chacun une dimension différente du document pour tenter de prendre une position dominante dans la construction d’un « néodocument ». (…)

Pour la présentation du livre par l’auteur, c’est sur son blog.

Pour les plus impatients, je vous propose cette vidéo de l’auteur sur le même sujet. Elle date d’il y a quelques mois. Courage, le livre est censé est disponible le 10 février.

Image de prévisualisation YouTube

 Et pour les encore plus impatients, voici carrément en avant première mondiale, une exclusivité dénichée sur le site de l’auteur. Voici… tin…tin… « Le tableau sur l’industrialisation de la mémoire par le web »

Tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web

Tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web

Source : Bloc-notes de Jean-Michel Salaün

24
Nov 11

2011 le web en 1915

Eli Pariser nous présente un web tout à fait différent de celui qu’on connait, un web qui à une morale, des buts, des objectifs sociaux altruistes. Il sensibilise l’audience du TED aux dangers de nos systèmes sociaux-techniques : résultats de recherche, prédictibilité, actions « cachées » et choix algorithmiques de Facebook et Google ». Une vidéo à voir si vous ne savez pas que vous n’avez pas les mêmes résultats d’une requête si vous la lancez de votre travail ou de votre maison.

09
Juin 11

comment internet détruit notre culture

Petite critique du livre d’Andrew Keen « Le culte de l’amateur : Comment Internet tue notre culture » .

On le présentais comme un livre qui allais déclencher les passions. Denis Olivennes gageait que son auteur se ferait écharper… rien que ça. Autant dire que je m’attendais à des révélations fantastiques et extraordinairement puissantes… de celles qui provoqueraient des remous dans l’océan de données du web.

Autant dire que ce n’est pas vraiment le cas. Oui l’auteur présente une face souvent méconnue : l’amateurisme. Seulement il le fait avec une vindicte très orientée, qui enlève, à mon sens, toute pertinence à l’ouvrage. Comme lui, je suis convaincu que Wikipédia fait le culte de l’amateur, et en ça, effectivement il entache notre culture, de là à consacrer 302 pages au sujet… De là à dire que « toute notre mémoire collective s’en trouve faussée » (p.113).

Il porte aux nues les propos de Robert Samuelson, du Washington Post, qui dit que le web est « la plus grande manifestation d’exhibitionnisme populaire de l’histoire » (p.82). Tous les blogs y sont présentés comme des pamphlets sans intérêts et on « découvre » dans ce livre que certaines pages sur Wikipédia ou Facebook sont en fait des publicités déguisées… whaouhh.

Ensuite c’est Second Life et les dépendances à Internet qui sont montrés du doigt et l’auteur nous pronostique une génération d’autistes, d’hyperactifs, etc.

Bref, lisez « Le culte de l’amateur : Comment Internet tue notre culture » parce que le livre donne un autre son de cloche que les autres, mais sans plus.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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