Articles liés au mot-clé ‘gaz naturel’

14
Sep 10

On en parle de plus en plus, surtout aux États-Unis et au Canada. Petit rappel de ce que c’est avec des extraits pris sur le web.

C’est du gaz naturel, emprisonné depuis des dizaines de millions d’années dans la roche dite de schiste. Il est qualifié de « non conventionnel » parce qu’au contraire du gaz naturel mieux connu, qu’on trouve dans de vastes réservoirs, celui-ci est coincé dans les interstices de la roche, à des centaines de mètres de profondeur, et éparpillé dans des millions de petites bulles. Donc, très difficile à atteindre.

À la base, le principe semble simple : injecter, à très haute pression, des tonnes d’eau dans la couche de schiste, accompagnées de sable et de produits chimiques, afin de fracturer la roche (en anglais, fracking) et ainsi, en libérer le gaz. C’est cela que les progrès techniques permettent de réaliser à moindre coût.

Mais les inquiétudes viennent de la possibilité que, en fracturant la roche, une partie du gaz et des produits chimiques ne s’échappent pas juste par le puits du prospecteur, mais par une fuite dans le sous-sol, atteignant ainsi la nappe phréatique. C’est ce qui s’est produit en Pennsylvanie en 2008-2009 : puits contaminés, et une eau devenue impropre à la consommation en deux endroits. Un puits a même explosé en juin 2009, répandant du gaz et de l’eau contaminée pendant 16 heures.

Source : www.sciencepresse.qc.ca

Des analyses révèlent la présence de benzène, méthane et de nombreux produits toxiques, parfois dans des concentrations 1.500 fois supérieures aux normes de sécurité. Tellement que chez certains, l’eau du robinet devient inflammable. Dans ces voisinages, des animaux tombent malades et des habitants se plaignent de multiples problèmes de santé.

Source : www.mbetv.com

«Lancer un tel projet sans avoir fait au préalable toutes les analyses qui s’imposent, quant aux effets sur les écosystèmes, c’est scandaleux», a lancé en point de presse, jeudi, celui qui a été ministre du Développement durable dans le gouvernement Charest entre 2003 et 2006.

Source : www.cyberpresse.ca

Extrait du rapport « The future of natural gas » réalisé par le MIT Energy Initiative

L’industrie et les différents paliers de gouvernements doivent collaborer pour minimiser les impacts environnementaux par la recherche et la réglementation, et ce en toute transparence. Les schémas d’utilisation de l’eau et les composants utilisés dans les liquides de fracturation doivent être rendus publics.

Source : www2.lactualite.com

23
Août 10

Pendant des millénaires, l’homme s’est chauffé et à cuisiné en utilisant une énergie locale (le bois et la tourbe pour l’essentiel). Depuis cent ans, nous faisons tout pour dépendre d’un système géant, qui, dès qu’il va mal, nous prive d’énergie : une tempête prive d’électricité des foyers, une crise politique qui ne concerne même pas notre pays met à mal nos réserves de gaz naturel (les raccourcis sont volontaires). C’est tout de même extrêmement dangereux d’un point de vue économique, stratégique et politique que de dépendre des autres pour notre énergie.

La recherche de solution énergétique s’inscrivant dans une logique de développement durable permet de remettre au goût du jour la cogénération et plus particulièrement la micro-cogénération. En effet, il ne s’agit pas d’une solution nouvelle car le principe est connu depuis le 19ème siècle (dépôt du brevet du « moteur à air chaud » le 27 septembre 1816 par Robert Stirling). Le système le plus rentable (en terme d’énergie produite et consommée) est la micro-cogénération à partir de gaz naturel.  Là vous tiquez, je viens de dire qu’il était dangereux de dépendre du gaz des autres. Mais on peut produire notre propre gaz à partir de la biomasse. Et la France n’en manque pas. En Allemagne, une ferme avec un système de cogénération répond déjà aux besoins de 80 maisons.

Aujourd’hui, il faut que nous revenions à une logique évidente, proche de celle d’Internet : pour sécuriser un réseau (énergétique, d’information), il faut l’éclater. Si une centrale nucléaire est « Off » du jour au lendemain, nous perdons une énorme capacité de fourniture d’énergie d’un coup et le réseau est très fragilisé. Si un réseau décentralisé de 1000 centrales de types micro-cogénération perd d’un coup dix ou 15 unités de production, le réseau continue de fonctionner.

Si l’on installait des systèmes de cogénération partout où c’est possible en France, non seulement on serait dans un développement énergétique durable et soutenable mais cela relancerait l’économie agricole et les filières vertes. Triple utilité, les résidus issus d’une cogénération biomasse peuvent servir d’engrais (inodore après l’extraction du méthane). Chaque site industriel, hôpital, piscines, commune ou communauté de communes deviendrait producteur d’énergie.

28
Juin 10

Tout le monde râle sur sa facture de gaz, mais qui s’est déjà interrogé sur le fonctionnement du marché du gaz naturel ? Je vous conseille la lecture d’un excellent article de Didier Julienne qui explique très bien, et de façon accessible, le fonctionnement des marchés du gaz, les contrats à longs termes, le marché « spot », le fameux coefficient thermique multiplicateur, etc.

Vous lisez une consommation au compteur exprimé en M3 qui sera à multiplier par un coefficient thermique multiplicateur puis par un prix du gaz en c€/Kwh.

Patatra.

Le prix du gaz est régulé en France et il baisse et augmente en fonction d’une formule publiée dans la note de la CRE datée du 11 mars 2009. Elle n’est pas basée sur le coût réel de tous les approvisionnements mondiaux de GDF SUEZ, heureusement, mais elle « fournit une approximation correcte des coûts d’approvisionnement de GDF SUEZ sur le marché français ». Elle permet de faire varier le prix du gaz d’un trimestre à l’autre. Elle « compte les coûts supportés par l’opérateur, à savoir les coûts d’approvisionnement, d’acheminement, de stockage et de commercialisation », donc le prix de la molécule de gaz est basé sur les hydrocarbures, auquel s’ajoutent le transport, l’entretien et la marge du distributeur.

Source : Pourquoi ma facture de gaz naturel augmente-t-elle ?

14
Juin 10

Deux demandes d’autorisations pour des projets de cogénéraion au gaz naturel ont été déposées le 11 juin.

– une installation de cogénération d’électricité et de chaleur valorisée fonctionnant au gaz naturel, d’une capacité de production de 5,231 MW, localisée 31-33, avenue du Général-Leclerc, à L’Hay-les-Roses (Val-de-Marne).

– cogénération d’électricité et de chaleur valorisée fonctionnant au gaz naturel, d’une capacité de production de 5,231 MW, localisée 9, rue du Lieutenant-Le-Coz, à Chevilly-Larue (Val-de-Marne).

Source : le journal officiel via le site www.energie2007.fr.

08
Juin 10

En complément de l’article de présentation de la micro-cogénération du 17 mai, voici la vidéo de présentation du projet Énerest aux trophées Idée Alsace 2010.

http://www.dailymotion.com/video/xdj0zt

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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