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02
Août 10

Jean-Louis BORLOO annonçait le 7 juillet une baisse historique de la consommation d’énergie et des émissions de CO2 dans  le bilan énergétique de la France.

La bonne nouvelle c’est que la consommation d’énergie primaire diminue de 5,2 % en 2009, une baisse d’une ampleur jamais enregistrée depuis 1975. Avec, 259 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), elle retrouve à peu près son niveau d’il y a 10 ans.

La « mauvaise » nouvelle, c’est que c’est à cause de la crise et pas du tout grâce aux mesures du Grenelle Environnement comme le prétend le communiqué de presse.

A titre de poudre aux yeux, le communiqué de presse cible par exemple de l’électricité photovoltaïque et annonce fièrement +600% en 2 ans. Whaouh… mais ça représente combien en Mtep par exemple ? En fait, de  2 Mtep en 2007, on est passé à 14 Mtep sur les 20 000 Mtep que représente les ENR, ça ne fait pas lourd, alors pourquoi s’en vanter à part pour faire de l’auto-promotion ?

Au final, l’augmentation de la production ENR est 1,8 % par rapport à 2008, ce n’est donc pas énorme.

Du point de vue de l’énergie, l’année 2009 est celle de la crise de la demande, avec des baisses à deux chiffres de la production industrielle (-15% pour l’indice de la production industrielle manufacturière) ou de la circulation des poids lourds (-12%). La plupart des consommations d’énergie en France métropolitaine marquent un net décrochage par rapport à la tendance à la stabilisation observée ces dernières années avec au total une baisse de 5,2%.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la facture énergétique de la France (même en diminuant d’un tiers en 2009) représente à elle seule la quasi totalité du déficit de notre commerce extérieur, soit près de 43 milliards d’euros en 2009.

10
Mai 10

Découvrez comment « les consommateurs européens vont donc à leur insu subventionner l’industrie et payer pour des réductions de CO² qui n’ont pas demandé d’efforts. Le risque existe aussi qu’ils supportent le coût des droits à polluer que ces entreprises recevront en échange de leurs investissements ou qu’elles devront acheter. »

Le rapport publié par l’organisation non gouvernementale britannique Sandbag qui s’appuie sur les données fournies par la société de conseils et d’informations Carbon Market Data spécialisée sur les marchés carbone ne laisse pas de doute quand à l’utilisation du marché du carbone mis en place dans l’Union Européenne.

graphique, rapport Sandbag, marché du carbone

Le rapport explique aussi que « sur les cinq années d’échanges sur les marchés carbone (de 2005 à 2010), nous estimons que ces dix entreprises ont accumulé 230 millions de tonnes de surplus en permis de polluer. »

On peut s’étonner de voir deux des entreprises les plus polluantes du monde, ArcelorMittal et Lafarge, en tête du palmarès. La dérive du système s’explique par sa genèse : dès le départ la France à voulu « protéger » ses industries et à donc augmenter les quotas de certains secteurs. Mais il y a « protéger » et « inciter à la pollution ». Ainsi Peugeot a accumulé de futurs « droits à polluer » 2,5 fois plus importants que ses propres émissions de CO2 !

Le secteur de l’énergie par contre à reçu de très faible quotas. Les énergéticiens comme EDF et GDF-Suez ont donc dus réduire leurs émissions en investissant dans les énergies renouvelables ou, et c’est là où le bas blesse,  en achetant des droits à polluer à ceux-là même qui n’ont rien fait pour les obtenir.

On est donc dans le paradoxe pervers ou un système conçu au départ pour inciter les industries à faire des efforts se trouve détourné par des lobbyistes qui spéculent même sur leurs droits à polluer. On comprend pourquoi ils ne veulent pas de la taxe carbone… à priori il n’y a pas moyen de se faire de l’argent dessus !

Les experts de la Toulouse School of Economics (TSE) décryptent en vidéo pour La Tribune la nouvelle fiscalité écologique. Découvrez dans ces vidéos pourquoi il faut une taxe carbone ?.

Sources :

11
Déc 09

J’ai lu beaucoup d’articles sur la récente crise du Climate Gate, ce fameux scandale sans importance, et sur les retombées possibles du degré de confiance par l’opinion publique des propos des scientifiques… mais pour moi c’est l’arbre qui cache la forêt (celle que l’on a pas encore brûlée ou coupée).

Franchement, qu’est-ce qu’on en a à faire de la notoriété du GIEC ? Est-ce que le plus important c’est d’être sur que la température du globe augmente à cause des activités humaines ?

NON !!!

Le plus important c’est de réagir face à nos activités qui sont polluantes, dégradantes sur le long terme et qui menacent concrètement une partie de la planète.

Quand bien même nos activités ne produiraient pas directement d’augmentation de la température, elles polluent de toutes façons nos sols, nos nappes phréatiques, notre air. La déforestation à tout va, les économies de famine que l’on a mis en place on un impact visible, mesurable et indécent, alors plutôt que de s’interroger sur comment on va faire pour baisser nos émissions de GES, de CO², comment on va emprisonner notre carbone, mobilisons nous sur nos activités polluantes, parce que de toute façon elles ont un impact, et on le sait !

Qu’on arrête de vouloir sauver les ours blancs et qu’on recentre le débat sur nos sols, nos eaux, notre air, nos lignes à haute tension, nos pesticides, nos aliments, nos consommations, nos modes de déplacement… au final, les ours blancs apprécieront.

A propos du sommet de Copenhague

Je ne crois en aucune façon qu’il s’agisse d’une perte de temps. Que ce soit une perte d’argent parce que les dépenses ne sont pas forcément décentes par rapport à ce que vivent certains pays et que l’empreinte écologique de ce sommet soit particulièrement élevé est autre chose.

Je reste convaincu que ce sommet va servir à quelque choses, même si les fruits ne seront pas visibles et mesurables tout de suite. C’est important de mettre les gens autour d’une table quand on ébauche que la seule solution viable est de bouleverser les modèles économiques de toutes nos sociétés.

Évidemment que ça ne se fera pas en un jour. Par contre, et c’est là où j’en appelle à l’insurrection des consciences, nous (particuliers, petites entreprises) pouvons changer des choses en un jour (ou un tout petit peu plus).

L’effet de masse peut induire des changements très rapides ou très lents et très durables. Si du jour au lendemain, plus personne n’achetait en France de fraise ou de tomates en hiver, vous imaginez de combien de CO² (pour ne pas parler des consommations énergétiques et d’engrais et de pollutions) on économiserait ?
Et ce ne sont pas les multinationales qui consomment des fraises et des tomates… c’est nous ! On peut faire le parallèle avec beaucoup de choses : jouets en plastique fabriqués en Asie, table de jardin en bois exotique, vêtements, bien de consommation, nourriture, etc…

Merci de vos échanges.

Cet article a été écrit sur la base de plusieurs échanges commencés sur le hub Viadeo Spécial Sommet de Cophenhague

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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