Articles liés au mot-clé ‘apprentissage’

01
Fév 13

Il y a des chiffres qui mènent à la réflexion. Quand j’ai découvert qu’en 2012, cela faisait 20 ans que je me formais, ça m’a fait un choc. Effectivement en 1992, j’entamais un BEP de comptabilité. Harsard de la vie et de mes expériences, j’achevais en juillet 2012, un Master de recherche en Sciences de l’Information et de la Communication. Vingt années donc se sont écoulées, 20 ans de formation continue pendant lesquelles j’ai exercé de nombreux métiers, dans de nombreuses entreprises différentes.

Durant cette longue période, je me suis arrêté une fois pour suivre une formation diplômante, c’était en 2002 et je suis devenu développeur informatique. 10 ans après, je termine un diplôme en Sciences Humaines et Sociales. Entretemps, grâce à la formation continue, j’ai appris des techniques de journalistes au CFPJ, les cartes mentales à l’EHF ou encore perfectionné mon niveau d’anglais chez Berlitz.

En dix-sept années d’expériences professionnelles, j’ai été comptable, marin, vendeur, caissier, conseiller clientèle, assistant administratif, hot-liner, développeur informatique, chef de projet, veilleur, formateur, chargé de communication, auteur, ou encore chargé de cours. J’ai également effectué des excursions de plus courtes durées dans des métiers comme instructeur en arts martiaux chinois,  apprenti-charpentier sur les toits bretons, intervenant en énergétique chinoise dans une balnéothérapie, ou encore président de crèche parentale…

Eh oui, la vie est riche de surprise. C’est bien pour cela que je n’ai jamais cessé d’apprendre et de me former. Qu’il s’agisse de formation initiale ou de formation continue, de formation pour un retour vers l’emploi, d’autoformation sur des logiciels ou des langages de programmation, de formation universitaire comme les masters que j’ai suivi, de formation professionnelle (écriture journalistique ou langue), de formation associative (comptabilité, gestion des ressources humaines), de formation en présentiel ou en enseignement à distance, en face à face ou en groupe, je crois bien que j’ai essayé à peu près toutes les possibilités et modèles existant dans la formation…

Pour compléter, j’ai également été formateur, chargé de cours et tuteur en enseignement à distance, de quoi permettre un véritable regard critique sur le principe de formation tout au long de sa vie. Ce qui me surprend le plus quand je discute avec des étudiants (licence ou master) c’est leur vision de leur carrière professionnelle : pour eux, leur formation initiale leur permettra de décrocher un poste et de faire carrière dans ce domaine de compétence. On ne leur apprend pas ce qui est une réalité actuellement sur le marché du travail (et donc pour eux une nécessité), c’est qu’il va falloir à un moment de leur carrière, changer de domaine de compétences, peut être même plusieurs fois, peut être simplement pour pouvoir continuer à avoir un travail. Or aujourd’hui, on n’enseigne pas l’autoformation, ni la résilience face au chômage. Sans être particulièrement négatif, il me semble qu’on traverse une crise économique majeure non ?

Le simple fait, de ne pas permettre aux futurs salariés, d’avoir connaissance de leurs stratégies d’apprenance, de leurs fonctionnements métacognitifs, ne les empêchent-ils pas d’envisager une formation tout au long de leur vie ? Si la formation tout au long de sa vie n’existe que sur directive de l’employeur ou de Pôle Emploi, est-ce qu’on n’a pas carrément échoué dans la mobilité d’esprit, la souplesse de remise en question, l’instruction de la curiosité, la création d’ambition ?

Pourquoi l’école  ne nous apprend pas à apprendre ?

Si vous avez des réponses je suis preneur 😉

29
Nov 11

Un nouveau paradigme pédagogique

Je ne me lasse pas de cette vidéo trouvée il y a un an et admirablement réalisée. Si je la publie maintenant, c’est à cause de la présentation d’Olivier LeDeuff juste en dessous. Je ne sais pas pourquoi, mais en parcourant les dispositives (truffées de lien), ça a fait synapse. So, pour ceux qui ne l’avait pas encore vu… enjoy !

Image de prévisualisation YouTube

Vous trouverez une version française ici (même image, mais le ton est moins entraînant).

 

15
Juin 11

photo Flickr de Mike Neilson

Je vous invite à lire l’article « L’éducation, clef de la désintox aux nouvelles technos ? » repris sur Owni. L’auteur s’interroge / répond aux perturbations des adultes face à la culture / pouvoir du numérique chez les adolescents. L’article rejoint un de mes sujets de préoccupations pour mon mémoire de recherche, à savoir la construction de ses autorités cognitives, qui est un mécanisme dont on met à jour les processus toute sa vie. A la différence de l’auteur, je ne suis pas persuadé que ce soit les jeunes qui l’apprennent aux adultes.

Morceaux choisis :

Depuis quelques années, on voit apparaître des expériences de “sevrage numérique temporaire“. Très récemment, plusieurs initiatives sont allées dans ce sens dans le monde scolaire et ont fait débat. En parallèle et au même moment sont publiés des avis qui invitent le monde scolaire à faire encore plus pour les technologies.

C’est trop souvent parce que nous faisons l’économie de ce “travail sur soi” que nous ne parvenons pas, autrement que par des dispositifs externes, à situer les objets à leur juste place dans notre organisation sociale.

Mais ce dont on manque de manière fondamentale, c’est ce que les jeunes nous enseignent : la nécessité constante, permanente, tout au long de la vie de construire le sens du monde qui nous entoure.

A lire sur OWNI ou sur le blog de l’auteur.

15
Mar 11

Guillaume-Nicolas Meyer - métacognition en centre de documentation

Dans le cadre de mon master en Information et Communication à l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et suite à mes 8 articles présentant ma réflexion sur l’émergence de la métacognition en centre de documentation, je mets à disposition le document complet comprenant la conclusion, téléchargeable au format pdf.

Métacognition en centre de documentation

voir tous les documents publiés par Guillaume-Nicolas MEYER sur Slideshare
03
Mar 11

métacognition en centre de documentation

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

1 De la syllogistique à l’inconcevabilité

1.1 Aristote démontre, Descartes compartimente

En développant la syllogistique et la logique dans ses « Premiers Analytiques », Aristote donne naissance à la logique comme discipline formelle. Il introduit la démonstration et le syllogisme, bases de la réflexion mathématique, de la logique, de la rhétorique.

René Descartes « applique », en 1637, la logique d’Aristote aux sciences en expliquant son approche dans son célèbre « Discours de la méthode ». Nous retiendrons des quatre préceptes que Descartes énonce, le deuxième et le dernier :

– « De diviser chacune des difficultés que j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre. »

– « De faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre. » [LEM 94]

Du dernier précepte, la science a conçu une prétention, celle de l’universalité. Le deuxième précepte de Descartes, quant à lui, a amené les scientifiques à fragmenter le savoir en autant de domaines qu’il y a de phénomène à observer, étudier. L’isolement des disciplines scientifiques les unes par rapport aux autres les conduit à chercher à définir de façon étroite les problèmes que nous affrontons. Les résultats d’une discipline sont soumis selon une tendance : celle de n’envisager le problème que selon un seul prisme et d’en déduire des attributs pour un ensemble.

Checkland, de constater, en 1976 [CHE 76], que l’approche expérimentale « étant aujourd’hui, conscient de l’incapacité manifeste, des pays les plus avancés sur le plan scientifique, à résoudre les problèmes du monde réel (par opposition aux problèmes artificiels de type laboratoire), on se demande si la fragmentation de la science en plusieurs disciplines isolées n’est pas une de ses principales faiblesses. »


[LEM 94] LE MOIGNE Jean-Louis, 1994, « La théorie du système général », ré édition de ce livre en 2006 sous le format dit ‘e-book’ dans la Collection des CLASSIQUES DU RESEAU INTELLIGENCE DE LA COMPLEXITE , [en ligne], http://www.mcxapc.org/inserts/ouvrages/0609tsgtm.pdf, téléchargé le 24 novembre 2010.

[CHE 76] CHECKLAND Peter, 1976, « Science and the systems paradigm », in « International Journal of General Systems 3 », pp 127-134, Gordon and Breach Science Publishers Ltd, [en ligne], http://books.google.fr/books?id=ERvCHnKtEooC&lpg=PP1&dq=facets%20of%20systems%20science&pg=PP1#v=onepage&q&f=false, consulté le 26 décembre 2010.

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 40 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager polymathe et curieux. Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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