04
mars 2011

Métacognition en centre de documentation – 2

L’émergence de la métacognition en centre de documentation

Du structuralisme à la systémique, comment ces approches mettent-elles en évidence les connaissances métacognitives et l’affectivité dans un usage d’apprentissage en centre de documentation ?

Je vais présenter ma réflexion en 8 étapes.

1 De la syllogistique à l’inconcevabilité

1.2 On a perdu la 71ème section

Qu’en est-il au sein de la 71ème section ? Les Sciences de l’Information et de la Communication sont-elles incapables de résoudre les problèmes du monde réel ?

Appréhender aujourd’hui un centre de documentation avec les conceptions mécaniste ou holiste, revient à le considérer comme un objet technique. Cet objet, grâce à un assemblage de composants pluritechniques interfacés (outils informatiques, classification et rayonnage, documentaliste formé), réalise des fonctions techniques (classer un document par exemple) qui assurent des fonctions de services (prêter le document trouvé pour continuer l’exemple) qui à leur tour, garantissent la fonction globale recherchée (gestion du fonds documentaire).

Nous sommes bien dans la juxtaposition d’éléments simples issus d’un découpage logique de la réalité (approche mécaniste) : traiter un document, le classer, le mettre à disposition, le conserver, permettre une évaluation de sa pertinence dans un contexte particulier. Certains vont plus loin et n’apprécie la totalité de ces éléments (approche holiste) qu’en ayant une vue générale : « il s’agit de la gestion d’un fonds documentaire ». Nous rappellerons ici le quatrième précepte du Discours de la méthode de Descartes : « De faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre. »

Plus précisément, l’ensemble des opérations successives de sélection/collecte, de traitement, de mise en mémoire et de stockage, et de diffusion de documents et d’informations qui forme la « chaîne documentaire » est typiquement le résultat d’une approche mécaniste. Qu’il s’agisse des opérations d’entrée (phase matérielle), des opérations de traitement (phase intellectuelle) ou des opérations de sortie (phase mécanique), l’ensemble de la chaîne documentaire est compartimenté. Nous rappellerons ici le quatrième précepte du Discours de la méthode de Descartes : « De diviser chacune des difficultés que j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre. »

De fait, on a bien en Sciences de l’Information et de la Communication, et plus spécifiquement dans notre champ d’études en documentation, des modèles précis et détaillés, issus d’études analytiques. Nous allons voir qu’ils sont difficilement utilisables en pratique.


Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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