10
mai 2010

Les marchés du carbone

Découvrez comment « les consommateurs européens vont donc à leur insu subventionner l’industrie et payer pour des réductions de CO² qui n’ont pas demandé d’efforts. Le risque existe aussi qu’ils supportent le coût des droits à polluer que ces entreprises recevront en échange de leurs investissements ou qu’elles devront acheter. »

Le rapport publié par l’organisation non gouvernementale britannique Sandbag qui s’appuie sur les données fournies par la société de conseils et d’informations Carbon Market Data spécialisée sur les marchés carbone ne laisse pas de doute quand à l’utilisation du marché du carbone mis en place dans l’Union Européenne.

graphique, rapport Sandbag, marché du carbone

Le rapport explique aussi que « sur les cinq années d’échanges sur les marchés carbone (de 2005 à 2010), nous estimons que ces dix entreprises ont accumulé 230 millions de tonnes de surplus en permis de polluer. »

On peut s’étonner de voir deux des entreprises les plus polluantes du monde, ArcelorMittal et Lafarge, en tête du palmarès. La dérive du système s’explique par sa genèse : dès le départ la France à voulu « protéger » ses industries et à donc augmenter les quotas de certains secteurs. Mais il y a « protéger » et « inciter à la pollution ». Ainsi Peugeot a accumulé de futurs « droits à polluer » 2,5 fois plus importants que ses propres émissions de CO2 !

Le secteur de l’énergie par contre à reçu de très faible quotas. Les énergéticiens comme EDF et GDF-Suez ont donc dus réduire leurs émissions en investissant dans les énergies renouvelables ou, et c’est là où le bas blesse,  en achetant des droits à polluer à ceux-là même qui n’ont rien fait pour les obtenir.

On est donc dans le paradoxe pervers ou un système conçu au départ pour inciter les industries à faire des efforts se trouve détourné par des lobbyistes qui spéculent même sur leurs droits à polluer. On comprend pourquoi ils ne veulent pas de la taxe carbone… à priori il n’y a pas moyen de se faire de l’argent dessus !

Les experts de la Toulouse School of Economics (TSE) décryptent en vidéo pour La Tribune la nouvelle fiscalité écologique. Découvrez dans ces vidéos pourquoi il faut une taxe carbone ?.

Sources :

Qui suis-je ?

guillaume-nicolas meyer

Bienvenue sur mon blog. Je m'appelle Guillaume-Nicolas Meyer, j'ai 42 ans, je suis marié, papa de quatre enfants, et je suis un Knowledge Manager curieux et polymathe . Chercheur en sciences humaines et sociales, doctorant en sciences de gestion, je m'intéresse également aux sciences cognitives et à l'environnement. Après la région parisienne, la Bretagne et l'Alsace, je suis actuellement basé en Poitou-Charentes, France.

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